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Moyen Orient et Monde - Amérique Latine

Putsch militaire au Honduras, Chavez hausse le ton

L'armée a chassé du pouvoir le président Zelaya en l'expulsant vers le Costa Rica.
L'armée hondurienne a chassé du pouvoir dimanche le président Manuel Zelaya, qu'elle a aussitôt expulsé vers le Costa Rica. Il s'agit du premier putsch militaire réussi en Amérique centrale depuis la fin de la guerre froide.
Un avion de l'armée de l'air hondurienne a conduit Zelaya, homme de gauche allié au régime vénézuélien d'Hugo Chavez, à San José (Costa Rica).
À Tegucigalpa, les députés devaient élire dans les heures qui viennent le président du Congrès, Roberto Micheletti, comme président par intérim, a déclaré un responsable de l'opposition. Zelaya ne dispose pas d'une majorité au Congrès.
La crise couvait depuis plusieurs jours au Honduras, où Zelaya avait destitué le chef d'état-major, le général Romeo Vasquez, parce qu'il refusait de l'aider à organiser hier un référendum sur une modification de la Constitution destinée à lui permettre de briguer un second mandat de quatre ans.
La Cour suprême du Honduras s'était prononcée contre le limogeage de Vasquez et avait demandé au chef de l'État de le rétablir dans ses fonctions. Elle a annoncé dimanche avoir elle-même demandé à l'armée d'évincer Zelaya en raison de son intention d'organiser un référendum « illégal ». « Elle (l'armée) est intervenue pour défendre la loi », dit la Cour suprême dans un communiqué lu à la radio hondurienne après le putsch.
Selon le service en espagnol de la chaîne CNN, Zelaya a demandé l'asile politique au Costa Rica. Se disant toujours président, il a appelé la population hondurienne à la « résistance pacifique » aux putschistes, afin de préserver la démocratie. Selon lui, le « gouvernement usurpateur » ne peut pas et ne sera pas reconnu.
De son côté, le président Hugo Chavez a annoncé avoir placé l'armée vénézuélienne en état d'alerte et assuré qu'il pourrait intervenir militairement si l'on s'en prenait à l'ambassadeur du Venezuela au Honduras. Des soldats honduriens, a-t-il dit, ont enlevé l'ambassadeur de Cuba et ont passé à tabac l'ambassadeur du Venezuela, l'abandonnant sur le bas-côté, au cours de leur putsch. S'exprimant à la télévision nationale, il a assuré qu'il ferait tout ce qu'il faut pour « faire échouer » le putsch. « Nous ferons tomber » tout gouvernement hondurien investi après le putsch au Honduras, a-t-il assuré.
À Tegucigalpa, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants favorables à Zelaya, dans le centre de la capitale, après l'arrestation du président.

Washington dément tout rôle dans le putsch
Le président américain Barack Obama a fait part de sa vive préoccupation face à l'arrestation et l'expulsion du président hondurien. « Comme l'Organisation des États américains l'a fait vendredi, j'appelle tous les acteurs politiques et sociaux au Honduras à respecter les normes démocratiques, l'état de droit et les principes de la charte démocratique interaméricaine », a-t-il déclaré dans un communiqué. « Toutes les tensions et tous les contentieux existants doivent être résolus pacifiquement par le dialogue, sans aucune ingérence extérieure », a-t-il ajouté.
Zelaya a estimé que l'administration américaine devait exiger le retour au pouvoir du gouvernement légitime. Il a invité en outre Washington à spécifier si oui ou non les Américains avaient joué un rôle dans les événements en cours. Peu après, la Maison-Blanche a démenti avoir joué quelque rôle que ce soit dans les événements du Honduras. « Il n'y a eu aucune implication américaine dans les actes qui ont visé le président Zelaya », a assuré à Reuters un responsable à la Maison-Blanche.
L'armée hondurienne a chassé du pouvoir dimanche le président Manuel Zelaya, qu'elle a aussitôt expulsé vers le Costa Rica. Il s'agit du premier putsch militaire réussi en Amérique centrale depuis la fin de la guerre froide.Un avion de l'armée de l'air hondurienne a conduit Zelaya, homme de gauche allié au régime vénézuélien d'Hugo Chavez, à San José (Costa Rica).À Tegucigalpa, les députés devaient élire dans les heures qui viennent le président du Congrès, Roberto Micheletti, comme président par intérim, a déclaré un responsable de l'opposition. Zelaya ne dispose pas d'une majorité au Congrès.La crise couvait depuis plusieurs jours au Honduras,...
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