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Liban - Exécutif

Au premier jour des consultations, 54 députés désignent Hariri

Au premier round des consultations parlementaires pour la nomination d'un nouveau Premier ministre, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a obtenu l'appui de 54 députés sur un total de 98 qui ont été reçus hier par le président Michel Sleiman. Les blocs de l'opposition, à l'exception de celui du président du Parlement, Nabih Berry, n'ont pas soutenu sa nomination à la tête du gouvernement, mais ils n'ont pas non plus avancé le nom d'un autre Premier ministre. Car le véritable enjeu n'est pas la désignation d'un chef du gouvernement, mais la composition de la nouvelle équipe ministérielle.
Les consultations parlementaires ont commencé à 15h30 et ont pris fin à 19h30. Premier à être reçu à Baabda, le Premier ministre sortant, Fouad Siniora, a annoncé sans détour avoir soutenu la désignation de M. Hariri, en insistant sur le fait qu'il est membre du Courant du futur. Il s'est prononcé en faveur d'une formation rapide du gouvernement « parce qu'il faut bien analyser les changements en cours et tirer les leçons du passé », avant de répondre, en riant, au journaliste qui lui demandait s'il allait le voir au sein du gouvernement : « Vous allez me voir beaucoup, mais pas au gouvernement. »
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, n'a pas voulu faire de commentaire, après son entretien avec le président qui l'a reçu en tant qu'ancien chef du gouvernement. Il a seulement indiqué qu'il fera connaître sa position au terme de la rencontre du président avec son bloc. Celle-ci est intervenue un peu plus tard et M. Aoun a indiqué à la presse qu'il n'a nommé personne et n'a formulé une objection contre personne. Mais au journaliste qui lui demandait si les composantes de l'opposition se sont entendues entre elles pour participer seulement à un gouvernement d'union nationale, il a répondu : « Sah » (correct) en faisant de la main le signe du CPL et en précisant, en réponse à une autre question, que la participation de son bloc dépend de « critères déterminés ».
L'ancien Premier ministre Nagib Mikati a indiqué à la presse qu'il ne révélera le nom de la personne qu'il a proposée pour diriger le gouvernement qu'après sa rencontre, aujourd'hui, avec le président Sleiman, qui le recevra en même temps que son collègue Mohammad Kabbara, dans le cadre du deuxième round des consultations parlementaires.
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a affirmé avoir soutenu la nomination de M. Hariri à la tête du gouvernement, estimant qu'à ses yeux, « le plus important est que le prochain Premier ministre s'entoure d'une équipe homogène et que celle-ci ne porte pas en elle les causes de sa propre paralysie ».
Reçu plus tard à Baabda, en même temps que les membres de son bloc parlementaire qui comprend 13 députés, M. Nabih Berry a d'emblée indiqué que son bloc a annoncé au président qu'il ne participera au gouvernement que si celui-ci représente « la véritable entente et participation nationale ». « Notre bloc est avec une entente authentique reflétée par un gouvernement d'union nationale qui favoriserait la disparition des divisions politiques dans le pays », a indiqué M. Berry, rappelant que « la majorité des composantes de l'opposition ont fait clairement savoir avant les législatives qu'elles n'avaient pas l'intention de gouverner seules si elles remportaient les élections ». « Sur ces bases, nous avons proposé la désignation de notre confrère Saad Hariri à la tête du gouvernement. Mais comme nous demeurons attachés à notre position qui, nous le savons, est dans l'intérêt du Liban, nous avons informé le président que notre bloc ne participera qu'à un gouvernement d'union nationale authenthique », a-t-il ajouté.
Composé de 26 parlementaires, le Bloc du futur s'est déclaré bien entendu en faveur de la désignation de M. Hariri. M. Samir Jisr, qui s'exprimait au nom du bloc, a indiqué à la presse que ce dernier a « dès le départ tendu la main à l'opposition et qu'il est du devoir des autres de faciliter aussi » la formation du gouvernement.  Il a affirmé ne pas être au courant de conditions pour la désignation d'un Premier ministre et la formation du gouvernement, précisant toutefois que les contacts politiques de poursuivent.
Formé de 12 députés, le bloc du Hezbollah n'a nommé personne. S'exprimant en son nom, M. Mohammad Raad a cependant indiqué que si au terme des consultations, c'est M. Hariri qui sera désigné pour diriger le gouvernement, son bloc « se montrera coopératif et ouvert en vue de la poursuite du dialogue qui a commencé hier (jeudi) entre lui et sayyed Hassan Nasrallah ». « Peut-être, a-t-il ajouté, que nous pourrons trouver des mécanismes susceptibles de renforcer la confiance, de garantir une bonne gestion des affaires du pays, de satisfaire les Libanais et de permettre la formation d'un gouvernement d'union nationale. »
Les blocs de la Lutte nationale (Joumblatt-12 députés), de Zahlé, (7 députés), des Forces libanaises (5 députés) et des Kataëb (4 députés) ainsi que M. Michel Murr ont tous soutenu la nomination de M. Hariri à la tête du gouvernement.
Les consultations doivent prendre fin aujourd'hui. Même si l'opposition s'est abstenue de nommer M. Hariri, il est évident que ce dernier obtiendra la majorité parlementaire. Son bureau de presse a publié hier un communiqué mettant en garde contre les tirs de joie à l'annonce des résultats des consultations, après la lamentable expérience de jeudi, lorsqu'une personne a été tuée et onze autres blessées par des tirs ponctuant l'élection, pourtant attendue, de M. Berry à la tête de la Chambre.
Au premier round des consultations parlementaires pour la nomination d'un nouveau Premier ministre, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a obtenu l'appui de 54 députés sur un total de 98 qui ont été reçus hier par le président Michel Sleiman. Les blocs de l'opposition, à l'exception de celui du président du Parlement, Nabih Berry, n'ont pas soutenu sa nomination à la tête du gouvernement, mais ils n'ont pas non plus avancé le nom d'un autre Premier ministre. Car le véritable enjeu n'est pas la désignation d'un chef du gouvernement, mais la composition de la nouvelle équipe ministérielle.Les consultations parlementaires ont commencé à 15h30 et ont pris fin à 19h30. Premier à être reçu...
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