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Liban - Pause Verte

Les grands choix d’une époque charnière

Il y a un peu plus d'une semaine, des représentants d'ONG arabes, écologiques et sociales se sont réunis à Beyrouth à l'invitation du Réseau arabe d'ONG pour le développement (ANND), afin de discuter d'un plan d'action commun en vue du sommet de Copenhague prévu pour la fin de 2009. C'est au cours de ce sommet que devrait être discuté l'après-Kyoto, soit l'ensemble des mesures à prendre pour faire face au changement climatique à venir.
Inutile de dire que les gouvernements arabes sont aux abonnés absents dès qu'il s'agit de négociations sur le changement climatique, comme si le réchauffement planétaire ne devait pas affecter notre région, notamment nos réserves hydrauliques. La société civile a, elle aussi, besoin de s'organiser : c'est ce qui ressort de la réunion des ONG. Il ne fait pas de doute que, d'une manière générale, il faudrait lancer une nouvelle dynamique autant civile que gouvernementale pour gagner en conscience dans ce domaine.
Une plus grande conscience du problème... C'est une nécessité en effet. Mais ce qui reste assez confus dans nos esprits, malgré les quantités d'informations qui nous parviennent tous les jours sur le changement climatique, c'est le degré de gravité que revêt ce phénomène mondial.
S'agit-il d'un bouleversement qui mettra fin à la vie telle qu'on la connaît ? Est-ce une menace qui pèse - non moins que cela - sur l'espèce humaine et d'autres espèces vivantes ? Ou est-ce un changement, important certes, mais pas fatal, avec lequel il faut apprendre à vivre ?
Devons-nous nous concentrer sur l'adaptation aux changements ou exiger et fournir de plus grands efforts de réduction de ces gaz à effet de serre dont les quantités excessives dans l'atmosphère provoquent la hausse de la température de la Terre ?
Comment intégrer dans notre vie quotidienne la lutte contre le changement climatique, qui devrait, selon les dires des scientifiques, affecter chacun d'entre nous et les générations futures ? En effet, soit on choisit de croire les déclarations alarmistes en changeant notre mode de vie, soit on choisit de ne rien faire... Ce qui reste une option.
Mais l'important, c'est qu'on dira un jour que l'on était vivant à une époque charnière de l'humanité et qu'on a fait un choix, quel qu'il soit. Aura-t-il été le bon ? Les prévisions les plus noires seront-elles démenties ? Ou alors dépassées par la réalité ? Tout est possible.
Il n'est pas toujours facile de vivre à une époque où se posent de grandes questions. Le plus grave, c'est que le résultat de nos choix, ce seront peut-être les générations futures qui l'assumeront.

Il y a un peu plus d'une semaine, des représentants d'ONG arabes, écologiques et sociales se sont réunis à Beyrouth à l'invitation du Réseau arabe d'ONG pour le développement (ANND), afin de discuter d'un plan d'action commun en vue du sommet de Copenhague prévu pour la fin de 2009. C'est au cours de ce sommet que devrait être discuté l'après-Kyoto, soit l'ensemble des mesures à prendre pour faire face au changement climatique à venir. Inutile de dire que les gouvernements arabes sont aux abonnés absents dès qu'il s'agit de négociations sur le changement climatique, comme si le réchauffement planétaire ne devait pas affecter notre région, notamment nos réserves hydrauliques. La société...
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