Dans un discours au Caire le 4 juin, M. Obama a pressé l'État hébreu de cesser la colonisation dans les territoires palestiniens et exprimé son engagement en faveur d'un État palestinien aux côtés d'Israël. Le président américain, tout en reconnaissant que le Hamas jouissait du soutien d'une partie des Palestiniens, a affirmé que, pour « jouer un rôle dans la réalisation des aspirations palestiniennes », le mouvement devait « mettre fin à la violence, accepter les accords (israélo-palestiniens) passés et reconnaître le droit d'Israël à l'existence ».
Le Hamas, qui avait remporté les élections législatives palestiniennes, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en juin 2007, en délogeant les forces fidèles au Fateh, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas. M. Mechaal a annoncé la décision de son mouvement « d'œuvrer rapidement pour mettre un terme aux dissensions interpalestiniennes et réaliser la réconciliation nationale à travers le dialogue parrainé par l'Égypte ». « À cet effet, une délégation (du Hamas) se dirigera au Caire dans deux jours pour aplanir les obstacles », a-t-il dit, estimant nécessaire de « réunifier les rangs palestiniens pour mieux faire face à l'occupation » israélienne.
En outre, M. Mechaal a énuméré les grandes lignes de la politique du Hamas. « Nous refusons la position israélienne exprimée par (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu (...) sur Jérusalem-Est, la colonisation, le droit au retour des Palestiniens et sur sa vision de l'État palestinien démilitarisé, et dépourvu d'une souveraineté terrestre, aérienne et maritime (...) Nous refusons la nature juive de l'État israélien (...) car cela voudra dire l'annulation du droit au retour de six millions de réfugiés Palestiniens (...) Aucun leader n'a le droit de transiger sur le droit au retour. Nous refusons l'implantation des Palestiniens à l'extérieur, notamment en Jordanie », a-til souligné. « Il n'y a pas d'alternative à la Palestine », a conclu M. Mechaal.


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