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Liban

Campagne civile renouvelée contre l’île du Cèdre

Deux activités ont été organisées par des ONG le week-end dernier pour renouveler l'action de protestation contre la construction d'une île artificielle au large de Damour, en forme de cèdre. La reprise de la campagne civile a été, selon ces ONG, causée par une affiche de promotion du projet récemment placée à l'aéroport Rafic Hariri de Beyrouth par la holding qui projette de construire cette île.
L'association écologique Green Line a organisé dimanche une activité sur la plage même de Damour, en coopération avec la municipalité de la ville et en présence de représentants d'ONG écologiques et sociales. La présidente de Green Line, Nada Omeira, a insisté sur l'importance de préserver les biens-fonds maritimes. « Nous affirmons que notre campagne se poursuivra jusqu'à empêcher la réalisation de ce projet ou de tout autre projet de ce type sur la côte », a-t-elle ajouté.
Pour sa part, Charles Ghafary, président de la municipalité de Damour, a affirmé, « au nom des habitants de la ville, le refus total de ce projet en raison des risques écologiques et sociaux qu'il représente, et ce quel que soit son emplacement ». Il a rappelé « l'échec du projet de l'île du Palmier à Dubaï, des points de vue des investissements et de l'environnement ».
Par ailleurs, les militants de l'organisation ont distribué des tracts détaillant les principaux dangers que représente ce projet ou tout autre projet similaire sur la côte libanaise.

« Non, vous ne le ferez pas »
De son côté, l'ONG IndyAct (Ligue des militants indépendants) a également organisé un sit-in sur la plage de Damour : plusieurs de ses militants ont levé une banderole sur laquelle on pouvait lire « Non, vous ne le ferez pas », en allusion à l'affiche de la société qui promet de réaliser effectivement son projet. Dans son communiqué, l'association précise qu'« au cours de la dernière réunion avec les promoteurs du projet, ceux-ci avaient promis de renoncer à toute sorte de promotion jusqu'à ce que l'étude d'impact environnemental soit effectuée ». IndyAct estime qu'avec la nouvelle promotion à laquelle a eu recours la société, c'est un renouvellement de la campagne de protestation qui s'impose.
Farah Salka, responsable des programmes à IndyAct, a rappelé que « les conséquences écologiques, sociales et économiques du projet menacent de changer la façon de vivre des Libanais telle qu'ils la connaissaient jusqu'à présent ». Elle a souligné que l'impact ne se limitera pas à la zone où se fera le remblai, mais s'étendra sur une grande partie du littoral en raison de la modification des courants marins. Elle a estimé que le projet n'était pas viable économiquement et que, socialement, il représente un empiètement sur les biens-fonds maritimes, privant encore davantage les Libanais de leur droit d'accès au littoral.
Pour sa part, Waël Hmaïdane, directeur exécutif d'IndyAct, a appelé le gouvernement à préserver le patrimoine libanais et à contribuer au développement équilibré parce qu'il s'agit là « de la seule façon de relancer durablement l'économie du Liban ». Enfin, l'association a mis en garde les sociétés commerciales qui se sont associées à ce projet contre le fait qu'elle compte lancer une campagne locale, régionale et internationale, par le biais de ses partenaires, pour le boycott des promoteurs du projet.
Deux activités ont été organisées par des ONG le week-end dernier pour renouveler l'action de protestation contre la construction d'une île artificielle au large de Damour, en forme de cèdre. La reprise de la campagne civile a été, selon ces ONG, causée par une affiche de promotion du projet récemment placée à l'aéroport Rafic Hariri de Beyrouth par la holding qui projette de construire cette île.L'association écologique Green Line a organisé dimanche une activité sur la plage même de Damour, en coopération avec la municipalité de la ville et en présence de représentants d'ONG écologiques et sociales. La présidente de Green Line, Nada Omeira, a insisté sur l'importance...
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