« Il s'agit d'une œuvre créée à partir de conversations tenues en janvier 2008 à Beyrouth avec des artistes et des intellectuels, et de la lecture d'œuvres de poètes arabes contemporains de la région, tels que le Syro-Libanais Adonis et le Palestinien Mahmoud Darwish », précise l'artiste. Il s'agit-là de la première édition d'une série de travaux intitulée L'Exil et le royaume, portant sur la douleur, la rédemption, la poétique de la perte et de l'instant présent. Abbas Beydoun, Chafa Ghaddar, Christian Ghazi, Ibrahim, Raïf Karam, Siham Nasser et Walid Sadek se sont ainsi prêtés au jeu des questions-réponses avec Fernando Renjifo. Ce dernier reste mystérieux quant à la portée de son travail. « Je n'espère rien. Je veux juste exprimer un besoin. Celui que m'a inspiré Beyrouth, cette ville dont les habitants ont tellement de choses à dire. »
Du bla-bla donc et des vers en prose pour cette œuvre multimédia que la plupart des spectateurs ont eu du mal à comprendre. «Beyrouth est perçu ici comme un lieu concret et abstrait à la fois, indique l'artiste espagnol. La proximité constante avec la mort, la violence, la douleur, la perte et la destruction place les habitants dans une situation extrême.»
Sur le plan formel, la pièce prend un aspect minimaliste voulu. « Pour rapprocher le langage théâtral de la vidéo et de la performance. Et pour explorer de multiples formes de présence scénique », conclut Fernando Renjifo, dont les paroles restent, il faut bien l'avouer, aussi hermétiques que son œuvre.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef