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Moyen Orient et Monde - Somalie

Le ministre de la Sécurité intérieure tué dans un attentat-suicide

Le ministre somalien de la Sécurité intérieure et une vingtaine de personnes ont été tués hier dans un attentat à Beledweyne, marquant un grave revers pour le gouvernement dans sa lutte contre les insurgés. Il s'agit du plus haut responsable somalien tué dans les violences en Somalie depuis l'élection fin janvier à la tête du pays de l'islamiste modéré Sheikh Sharif Ahmad.
Le président Ahmad a confirmé la mort dans cet attentat du ministre Omar Hashi Aden et de l'ancien ambassadeur de Somalie en Éthiopie Abdulkarim Ibrahim Lakanyo. « Cela est le résultat d'une attaque des terroristes qui ont envahi notre pays ; il s'agit d'une attaque-suicide contre des responsables », a accusé le président, dont le gouvernement ne contrôle plus que quelques quartiers de Mogadiscio.
L'attaque a été perpétrée par un kamikaze qui s'est fait exploser à bord de son véhicule dans l'enceinte de l'hôtel Medina à Beledweyne (environ 300 km au nord de Mogadiscio). Cet hôtel abritait la délégation du ministre, composée d'autres hauts responsables gouvernementaux. L'attentat-suicide a fait au total 20 morts, selon un bilan des chefs traditionnels de la ville. « Pour la plupart, les victimes des membres des forces de sécurité qui gardaient le ministre lorsque l'attaque a eu lieu », a rapporté un chef traditionnel, Abdi Sheik Guled, joint par téléphone par l'AFP depuis Mogadiscio. « Outre les 20 morts, il y a également 30 blessés, dont des civils qui ont été emmenés à l'hôpitale », a précisé un autre chef traditionnel, Abdullahi Rage.
Cet attentat revendiqué par les shebab succède à une journée particulièrement meurtrière mercredi où 26 personnes, dont le commandant de la police de Mogadiscio et de sa région, ont été tuées dans de nouveaux affrontements dans la capitale. Le colonel de police Ali Saïd Hassan a été tué dans des affrontements provoqués par une attaque des forces gouvernementales contre des positions des insurgés. Parmi les 26 morts, 18 civils ont été tués par des tirs de mortier utilisés dans ces combats - cinq enfants devant une maison et 13 civils dans une mosquée.
Le 7 mai, les insurgés islamistes ont lancé une offensive sans précédent, menée par les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya, à Mogadiscio. Depuis le 22 mai, les forces loyales au président Ahmad mènent à leur tour une contre-offensive, mais qui se heurte à des revers. Depuis début mai, ces combats ont fait près de 300 morts (civils et combattants). Selon l'ONU, plus de 122 000 personnes ont également été déplacées par cette dernière vague de violences dans un pays en guerre civile depuis 1991.
Le ministre somalien de la Sécurité intérieure et une vingtaine de personnes ont été tués hier dans un attentat à Beledweyne, marquant un grave revers pour le gouvernement dans sa lutte contre les insurgés. Il s'agit du plus haut responsable somalien tué dans les violences en Somalie depuis l'élection fin janvier à la tête du pays de l'islamiste modéré Sheikh Sharif Ahmad.Le président Ahmad a confirmé la mort dans cet attentat du ministre Omar Hashi Aden et de l'ancien ambassadeur de Somalie en Éthiopie Abdulkarim Ibrahim Lakanyo. « Cela est le résultat d'une attaque des terroristes qui ont envahi notre pays ; il s'agit d'une attaque-suicide contre des responsables », a accusé le...
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