Site d’al-Kibar : Washington accuse Damas de bloquer l’enquête
OLJ /
le 19 juin 2009 à 00h21
Le représentant américain auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Geoffrey Pyatt, a accusé hier Damas de continuer à bloquer l'enquête sur son réacteur nucléaire secret présumé d'al-Kibar, détruit par l'aviation israélienne en septembre 2007. « Plus d'un an s'est écoulé depuis que l'AIEA a commencé à enquêter sur les activités nucléaires clandestines de la Syrie liées au réacteur détruit de Dair Alzour (al-Kibar) », a-t-il déclaré devant l'exécutif de l'agence réuni à Vienne. « Malheureusement, la Syrie n'a pas mis à profit ce temps pour répondre aux questions persistantes concernant le réacteur et les infrastructures liées... À l'opposé, la liste des questions de l'agence s'allonge », a ajouté le diplomate. Lundi, à l'ouverture de la réunion, le directeur général de l'AIEA, Mohammad el-Baradei, avait lui aussi souhaité plus de coopération de Damas dans ce dossier. Les inspecteurs de l'AIEA n'ont été autorisés à se rendre qu'une seule fois en Syrie, lors d'une visite marquée par de nombreuses restrictions. L'agence s'interroge notamment sur la provenance de particules d'uranium trouvées sur le site d'al-Kibar à cette occasion. Washington et Israël accusent Damas d'y avoir abrité un réacteur nucléaire secret, ce que le régime syrien dément. L'examen du dossier syrien a été marqué hier par un échange de mots entre M. el-Baradei et l'ambassadeur israélien, Israel Michaeli. Celui-ci a appelé en séance le Nobel de la paix égyptien à « éviter les biais politiques dans le traitement du dossier nucléaire syrien ». M. el-Baradei a régulièrement déploré que l'État hébreu ait procédé unilatéralement à sa frappe, sans même informer préalablement l'AIEA de ses soupçons. « Nous n'agissons pas sélectivement mais de la même façon pour tous. Nous appliquons le droit international. Quand Israël a bombardé ce qu'il affirmait être une installation nucléaire, il a non seulement entravé notre travail, mais aussi clairement violé le droit international », a répliqué M. el-Baradei. « Nous apprécierions que vous cessiez de nous faire la leçon » alors qu'Israël n'est « même pas membre du régime (de vérification nucléaire) », a-t-il ajouté. À ce titre, l'État hébreu qui, selon les experts, dispose lui-même d'un arsenal nucléaire, n'est soumis à aucune inspection.
Le représentant américain auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Geoffrey Pyatt, a accusé hier Damas de continuer à bloquer l'enquête sur son réacteur nucléaire secret présumé d'al-Kibar, détruit par l'aviation israélienne en septembre 2007. « Plus d'un an s'est écoulé depuis que l'AIEA a commencé à enquêter sur les activités nucléaires clandestines de la Syrie liées au réacteur détruit de Dair Alzour (al-Kibar) », a-t-il déclaré devant l'exécutif de l'agence réuni à Vienne. « Malheureusement, la Syrie n'a pas mis à profit ce temps pour répondre aux questions persistantes...
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