Mais ce match qui permet aux Lakers de respirer aurait très bien pu leur échapper.
Avec 06/100 de seconde à jouer dans le temps réglementaire et le score à 88-88, une longue passe lobée de Turkoglu sur remise en jeu est arrivée dans les mains de Courtney Lee, dont le lay-up a rebondi sur le cercle pour sortir. Orlando a à cet instant touché la victoire du doigt, mais elle s'est refusée.
« C'était une phase de jeu très intelligente, a assuré Bryant, qui défendait sur Lee, mais a été surpris par un écran. Heureusement, elle n'est pas rentrée. »
Contrairement au match n° 1 (100-75), où ils avaient explosé, le Magic a cette fois rivalisé jusqu'au bout avec les Lakers, se montrant un peu moins réaliste en prolongation. Orlando a ainsi dominé Los Angeles au rebond (44 contre 35) tout en améliorant drastiquement son adresse aux tirs.
Shootant à 30 % dans le match n° 1, les joueurs du Magic ont su réajuster leurs shoots (42 %, dont 33 % trois points).
Le grand souci pour Orlando est que son pivot Dwight Howard n'a toujours pas trouvé ses marques dans la série. Les Lakers, avec leur défense à deux mobile et agressive, lui posent beaucoup de problèmes. « Superman » s'est contenté de 17 points (12 points au premier match). Il a certes capté 16 rebonds, mais a aussi commis 7 pertes de balle, ce qui aura été le gros défaut du Magic.
Les Lakers, qui n'ont pas beaucoup mieux shooté qu'Orlando, ont ainsi marqué 28 points sur les 20 pertes de balle adverses.
« À nous de prendre les choses en main chez nous, comme les Lakers l'ont fait chez eux », a indiqué Howard.
« Le prochain match est le plus important pour nous, a souligné de son côté Rashard Lewis, le grand bonhomme du match pour le Magic. Nous avons souvent été menés dans ces playoffs et jusque-là, nous avons toujours rebondi. »
Lewis, inexistant au match n° 1 (8 points, 2 sur 10 aux tirs), s'est bien racheté lors du deuxième match en frisant le triple double (34 points, 11 rebonds et 7 passes décisives) et en se montrant beaucoup plus tranchant (12 sur 21 aux points, dont 6 sur 12 à trois points). Orlando est peut-être sur la bonne voie.

