À moins d'un mois d'une étape fatidique pour les forces irakiennes - le contrôle sans l'aide des Américains des villes, villages et localités -, le ministère de l'Intérieur a esquissé auprès de l'AFP les grandes lignes de sa stratégie.
« Huit (grandes villes) seront sous notre seule responsabilité et sept sous la responsabilité conjointe des forces des ministères de la Défense et de l'Intérieur », a déclaré le porte-parole du ministère, le général Abdel Karim Khalaf.
Bagdad, les localités de la province sunnite d'al-Anbar (Ouest) ainsi que celles de Diyala (nord-est de la capitale), Mossoul (Nord), Samarra et Kerbala (centre), Kirkouk (Nord) et Bassora (Sud) seront contrôlées conjointement par des soldats et des policiers. Il s'agit des villes les plus instables d'Irak, ou celles d'importance économique (comme Bassora) ou religieuse (comme Kerbala).
Les huit autres grandes villes, situées dans le centre et le Sud et réputées plus calmes, dépendront exclusivement du ministère de l'Intérieur.
« Nous allons remplir l'espace laissé vacant par les Américains. Nous pouvons, selon l'accord, réclamer la présence de forces américaines (cantonnées dans leurs bases) pour nous aider, mais on ne l'a pas encore fait, même pour Mossoul et Diyala », où les groupes insurgés et el-Qaëda restent actifs, selon lui.

