« Sur l'Iran, il y a eu très peu de progrès », a indiqué ce haut responsable proche de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sous le couvert de l'anonymat.
« Et pour la Syrie, c'est la même chose », a-t-il ajouté alors que l'agence s'apprêtait à diffuser à ses États membres son dernier rapport sur les enquêtes concernant ces deux pays.
Dans ce document, dont l'AFP a pu prendre connaissance hier, l'AIEA indique que l'Iran a accumulé 1 339 kilos d'uranium faiblement enrichi UF6.
Les estimations des analystes varient, mais selon ces derniers, il faudrait entre 1 000 et 1 700 kilos d'uranium faiblement enrichi pour le convertir en uranium hautement enrichi qui entre dans la fabrication d'une bombe atomique.
« L'Iran a estimé qu'entre le 18 novembre 2008 et le 31 mai 2009 (...) un total de 500 kilos d'uranium faiblement enrichi (UF6) a été produit » dans son centre d'enrichissement de Natanz, a indiqué l'agence dans ce rapport. Avant cela l'Iran avait, selon l'agence, déjà annoncé disposé de 839 kilos d'hexafluorure d'uranium faiblement enrichi.
Dans ce rapport, qui sera discuté lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA à la mi-juin, l'agence demande également des explications à Damas sur la présence d'uranium sur le site d'un réacteur de recherche à Damas.
En outre, l'Agence internationale de l'énergie atomique a annoncé hier avoir découvert des traces d'uranium d'origine humaine dans un deuxième site en Syrie.
L'AIEA enquête sur des informations en provenance du renseignement américain faisant état de la construction, quasi achevée, d'un réacteur nucléaire de conception nord-coréenne susceptible de fabriquer du plutonium enrichi pour une bombe avant la destruction de cette installation en 2007 par l'aviation israélienne.
Les échantillons prélevés en 2008 sur le site d'un réacteur miniature source de neutrons (MNSR) ont révélé la présence de « particules d'uranium naturel anthropogène », selon le rapport. Or ce n'est pas le type d'uranium qu'on s'attend à trouver dans ce type de réacteur, a précisé le haut responsable de l'AIEA.
La Syrie a répondu sur ce sujet à une demande d'explication formulée par l'AIEA. L'agence onusienne a envoyé une nouvelle série de questions hier.


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