La Premier League est la compétition qui dépense le plus d'argent dans le marché des transferts - l'hiver dernier, les clubs anglais ont dépensé entre 176 et 188 millions d'euros, un record - et celui qui reçoit le plus d'argent des droits TV. En effet, le bouquet satellite britannique Sky va offrir plus d'un milliard de livres par saison (environ 1,1 milliard d'euros) pour demeurer le principal diffuseur de la Premier League entre 2010 et 2014.
À croire que la hausse continuelle du niveau d'endettement qui menace, à terme, l'avenir des clubs est sans importance. Selon cette étude, qui se fonde sur les chiffres de la saison 2007-2008, l'endettement total des 20 clubs de première division a atteint 3,6 milliards d'euros.
Les salaires, eux, ont augmenté de 23 % pour atteindre 1,4 milliard d'euros. Si les salaires représentent moins de 50 % des revenus de Manchester United FC et d'Arsenal, ils s'élèvent à 81 % à Chelsea et même à 124 % à Hull City.
Évidemment, ces chiffres ne sont pas à prendre à la légère.
Comme l'explique Alan Switzer, « plus vous êtes endettés, plus vous pouvez être vulnérables si vous subissez une perte de revenus comme une non-qualification en Ligue des champions ou dans le pire des cas une relégation ».
Le club de Newcastle est bien placé pour en parler. Après avoir recruté un nombre incalculable de joueurs très cotés, il se retrouve dans une situation alarmante aujourd'hui, suite à sa chute en deuxième division.
Certes, les Magpies pourront toujours compter sur le soutien indéfectible des supporteurs de Saint-James Park, mais leur avenir financier n'est, à ce jour, toujours pas assuré.

