Le chef de l'État a tenu ces propos lors d'une visite au quartier général des FSI, dans le quartier du Musée, où il a été reçu par le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, par le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, et par plusieurs officiers supérieurs.
Dans une déclaration devant les officiers, Michel Sleiman a félicité les FSI de l'exploit qu'ils ont réalisé en démantelant plusieurs réseaux d'espionnage pour le compte d'Israël. « Le terrorisme et l'espionnage sont les deux revers d'une même médaille, a-t-il souligné. L'espionnage n'est que du terrorisme israélien et le terrorisme international prend pour alibi le terrorisme pratiqué par Israël contre le peuple palestinien. »
Le président de la République a en outre affirmé qu'« Israël demeure le principal danger qui plane sur le Liban ». « Toutes ses agressions visent à semer la discorde entre les Libanais et à diviser leur armée, a-t-il ajouté. (L'État hébreu) rejette le modèle libanais tout comme il refuse le droit au retour des réfugiés palestiniens et l'initiative de paix arabe. (...) L'exploit réalisé par l'armée et les FSI s'inscrit dans la continuité de la libération du Liban car le Liban ne peut être libéré de l'occupation israélienne à moins que les réseaux d'espionnage ne soient démantelés. »
Évoquant les législatives, Michel Sleiman a appelé les forces de l'ordre à faire preuve de « neutralité absolue » à cet égard. « Notre but est de renouveler la vie démocratique, a-t-il ajouté. Notre mission est de faciliter l'accès des citoyens aux urnes et de garantir la sécurité du processus électoral pendant le vote, après l'ouverture des urnes et lors des festivités qui suivront l'annonce des résultats. »
Le chef de l'État a aussi mis l'accent sur l'importance de la coordination entre les forces de l'ordre libanaises et syriennes. « Nous obtiendrons des résultats importants en matière de sécurité si nous protégeons la Syrie et si la Syrie nous protège », a-t-il lancé.
Baroud et Rifi
De son côté, le ministre Baroud auquel Michel Sleiman a rendu un vibrant hommage a affirmé que « nous passerons tous et les instituions resteront ». « Les institutions perdureront tant qu'elles sont soutenues par la population et qu'elles se montrent efficaces, a-t-il ajouté. Les FSI ont réussi à consacrer une équation équilibrée conjuguant préservation de la sécurité et respect des droits de l'homme. Cette institution a réussi, malgré le peu de moyens dont elle dispose, à faire toute la lumière sur de grands crimes et à contribuer à tisser un filet de sécurité pour protéger le pays. »
Achraf Rifi a, pour sa part, affirmé que le démantèlement des réseaux d'espionnage « n'est pas une opération ordinaire, mais un véritable exploit qui mènera à la destruction de l'ensemble de l'infrastructure d'espionnage israélienne ». Rendant hommage au président, il a souligné que de nombreux agents des FSI « ont été entraînés dans les camps de l'armée et ont emprunté leurs armes à cette dernière, grâce aux ordres donnés en ce sens » par Michel Sleiman lorsqu'il était patron de la troupe.
Le général Rifi a également souligné qu'« il n'est plus admissible de violer les droits de l'homme sous prétexte de préserver la sécurité ». « La dignité de l'homme doit aller de pair avec son droit à la vie », a-t-il enfin ajouté.


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