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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Sarkozy met en garde l’Iran contre un isolement croissant

Nicolas Sarkozy a mis en garde hier l'Iran contre un isolement croissant si Téhéran refuse de négocier sur le nucléaire. Le président français a évoqué avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qu'il a reçu plus d'une heure à l'Élysée, « les risques que font courir à la paix les initiatives de l'Iran dans le domaine du nucléaire », a déclaré l'Élysée dans un communiqué.
La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, rejointes par les États-Unis depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, s'efforcent de convaincre Téhéran de renoncer à son programme d'enrichissement d'uranium. Les Occidentaux et Israël sont convaincus que le président Mahmoud Ahmadinejad veut doter son pays de l'arme nucléaire.
Selon la présidence française, Nicolas Sarkozy a fait part à Manouchehr Mottaki de ses profondes préoccupations « vis-à-vis des activités proliférantes de l'Iran » et a invité les dirigeants iraniens à s'engager dans une négociation avec les « Six ». « À défaut, l'Iran s'exposera à un isolement international toujours croissant sur tous les plans », ajoute l'Élysée.

Ahmadinejad : L'Holocauste est une « grande tromperie »
Toujours selon ce communiqué, le président français a condamné au début de l'entretien des propos tenus hier par le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, mettant à nouveau en cause la réalité de l'extermination des juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le président iranien, cité par des médias d'État, a qualifié de « grande tromperie » l'Holocauste dans un discours prononcé dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle du 12 juin. Nicolas Sarkozy a jugé « inadmissible » et « profondément choquant » le caractère de ces déclarations, indique l'Élysée.
La présidence française avait annoncé mardi que le chef de la diplomatie iranienne était porteur d'un message des « hautes autorités iraniennes ». Le contenu de ce message n'a pas été rendu public.
Des conseillers du chef de l'État français et du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, ont poursuivi la discussion avec Manouchehr Mottaki dans un salon de l'Élysée, dont les gardes de sécurité ont prié les journalistes présents de quitter la cour.
Par ailleurs, le candidat à la présidentielle Mir Hussein Moussavi a accusé hier dans un débat télévisé Mahmoud Ahmadinejad « d'attenter à la dignité du pays » en matière de politique étrangère.
Nicolas Sarkozy a mis en garde hier l'Iran contre un isolement croissant si Téhéran refuse de négocier sur le nucléaire. Le président français a évoqué avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qu'il a reçu plus d'une heure à l'Élysée, « les risques que font courir à la paix les initiatives de l'Iran dans le domaine du nucléaire », a déclaré l'Élysée dans un communiqué.La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, rejointes par les États-Unis depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, s'efforcent de convaincre Téhéran de renoncer à son programme d'enrichissement...
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