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L'aviation brésilienne a réussi à repérer des débris d'un avion

Des appareils des forces aériennes brésiliennes ont réussi, en pleine nuit et au milieu de l'Atlantique, l'exploit de repérer d'infimes débris qui pourraient être ceux de l'Airbus d'Air France, vingt-quatre heures après la tragédie du vol AF 447.

C'est un Embraer R-99, un avion radar conçu à l'origine pour la surveillance de l'Amazonie, qui a localisé en premier des débris d'avion, seulement quelques heures après avoir commencé les recherches de l'Airbus qui a soudainement disparu avec 228 personnes à bord.

Un autre appareil a ensuite vu des "éléments et de petits débris d'un avion dans l'océan l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Noronha", a déclaré mardi à la presse à Brasilia, le colonel Jorge Amaral.

Parmi les objets figure notamment "un siège d'avion", a-t-il précisé.

Les militaires ont vu également "des petites taches blanches, une bouée orange, un récipient" et des traces de combustible.

Interrogé sur la possibilité de retrouver des survivants, le colonel a été catégorique: "non".

Le porte-parole a souligné qu'on ne pouvait pas encore confirmer qu'il s'agissait de l'avion d'Air France qui assurait la liaison Rio-Paris et a disparu dimanche au-dessus de l'Atlantique tant qu'au moins "une pièce avec un numéro de série, une identification" n'auraient pas été retrouvées.

D'autre part, trois navires marchands, deux sous pavillon néerlandais et un sous pavillon français, se trouvaient mardi à la mi-journée à proximité de la zone où ces débris ont été repérés et devaient être sur place dans les prochaines heures.

La localisation des débris dans cette région indiquerait que "l'appareil a essayé de virer à droite. Il se peut qu'il ait eu un problème et qu'il ait tenté de revenir à Fernando de Noronha", a dit le colonel Amaral à l'AFP.

Le dernier message automatique envoyé par l'Airbus rendait compte d'une panne du système électrique et d'une dépressurisation de la cabine à 23H14 locales dimanche (02H14 GMT lundi).

A ce moment là, l'appareil passait à 820 km au large de l'île touristique de Fernando de Noronha et à 1.100 km de la ville de Natal, située sur la côte nord-est du Brésil.

Les recherches se sont concentrées initialement dans cette zone et sur la route de l'avion dans l'espace aérien du Sénégal. En dépit de la découverte des débris dans un secteur plus proche de la côte brésilienne, l'armée de l'air a indiqué qu'elle poursuivrait ses recherches dans d'autres zones, jusqu'à l'éventuelle confirmation qu'ils sont bien ceux de l'Airbus.

Les débris, qui pourraient être ceux de l'avion d'Air France, ont été détectés au milieu de l'océan au cours des recherches nocturnes faites par le R-99, version brésilienne de l'avion radar Awacs, qui a identifié "des pièces métalliques et non métalliques dans l'eau".

Un autre appareil a été dépêché sur les lieux au lever du soleil et a confirmé à 6H49 locales (09H49 GMT) la présence de débris dispersés dans un rayon de 60 km.

Dix appareils brésiliens mènent conjointement avec la France, l'Espagne et les Etats-Unis des recherches au milieu de l'Atlantique.

La disparition de l'Airbus A330 d'Air France a ravivé le souvenir des pires accidents de l'histoire de l'aviation brésilienne survenus récemment: celui d'un Airbus de la TAM le 17 juillet 2007 à Sao Paulo (199 morts) et celui d'un Boeing 737 de la compagnie Gol en Amazonie le 29 septembre 2006 (154 morts).

Des appareils des forces aériennes brésiliennes ont réussi, en pleine nuit et au milieu de l'Atlantique, l'exploit de repérer d'infimes débris qui pourraient être ceux de l'Airbus d'Air France, vingt-quatre heures après la tragédie du vol AF 447.
C'est un Embraer R-99, un avion radar conçu à l'origine pour la surveillance de l'Amazonie, qui a localisé en premier des débris d'avion, seulement quelques heures après avoir commencé les recherches de l'Airbus qui a soudainement disparu avec 228 personnes à bord.
Un autre appareil a ensuite vu des "éléments et de petits débris d'un avion dans l'océan l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Noronha", a déclaré mardi...