Le quotidien al-Charq el-Awsat, qui rapporte l’information dans son édition datée d’hier, indique que les autorités azéries ont arrêté deux responsables du Hezbollah impliqués dans les préparatifs de l’attentat. Des explosifs, des lunettes d’observation, des appareils photographiques, des revolvers munis de silencieux et des documents photographiques ont été saisis à la suite de l’arrestation des deux cadres du Hezbollah. Ces derniers s’étaient rendus à Bakou l’an dernier, en effectuant parallèlement des missions secrètes au Liban et en Iran, munis de passeports iraniens.
L’attentat a été déjoué il y a quelque temps, mais l’arrestation des deux cadres du Hezbollah n’a été annoncée qu’à la fin de la semaine dernière à la suite de l’ouverture du procès. Quatre Azéris sont impliqués dans cette affaire, souligne al-Charq el-Awsat.
Selon des sources occidentales citées par al-Charq el-Awsat, l’opération a pu être avortée grâce à des écoutes de contacts téléphoniques entrepris entre des éléments armés locaux et les deux cadres du Hezbollah, Ali Karaki (un expert de l’unité des opérations extérieures du Hezbollah) et Ali Najameddine, un expert en explosifs au sein du Hezbollah. De même source, on précise que l’enquête menée par les autorités azéries concernées a pu mettre en évidence l’implication des gardiens de la révolution iraniens dans les préparatifs de l’attentat. Ali Karaki aurait notamment indiqué aux enquêteurs qu’un responsable au sein des gardiens (iraniens) de la révolution était sa principale source d’informations en Iran.

