L'audience d'extradition de Hassan Diab, auteur présumé d'un attentat qui avait fait 4 morts près d'une synagogue rue Copernic à Paris en 1980, ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois, voire avant janvier 2010, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires à Ottawa.
Lors d'une audition vendredi, l'avocat de M. Diab, Me Donald Baynes, a plaidé pour que l'audience, au cours de laquelle un juge donnera ou non son accord à l'extradition, ait lieu au plus tôt après le 30 novembre et de préférence en janvier 2010.
M. Diab, un Libano-canadien de 55 ans, professeur de sociologie à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, avait été arrêté le 13 novembre 2008 dans la banlieue de la capitale canadienne à la demande de la justice française.
Celle-ci l'accuse d'être l'auteur de l'attentat meurtrier qui avait aussi fait une quarantaine de blessés rue Copernic, le 3 octobre 1980. M. Diab affirme être victime d'une homonymie.
Me Baynes a fait valoir qu'il s'agissait d'un cas complexe, sur une affaire datant de près de trente ans et dans laquelle le dossier à charge français "s'appuie sur des informations émanant de services de renseignement et non sur des preuves irréfutables comme l'ADN ou des empreintes digitales".
L'avocat a indiqué avoir besoin de temps pour réunir des éléments nécessaires pour permettre à la défense de "contester la solidité du dossier à charge français".
Soulignant n'avoir reçu que tout récemment la traduction en anglais du dossier et de ses annexes, l'avocat a fait valoir qu'un délai de six à sept mois n'était "pas déraisonnable" au regard de la jurisprudence canadienne.
Le ministère public réclame pour sa part que l'audition d'extradition ait lieu plus rapidement. Mais une source proche du dossier a indiqué qu'il n'y avait "aucune chance" que l'audition - qui pourrait durer de trois à cinq semaines - ait lieu avant la fin de l'automne.
Les arguments entre défense et ministère public se poursuivant, la date ne devrait pas être fixée avant le milieu de la semaine prochaine.
Au cours de cette audition d'extradition, le juge Robert Maranger en charge du dossier devra décider si les éléments à charge apportés par la France contre M. Diab sont suffisants pour justifier son extradition. Ce dernier risque la détention à perpétuité s'il était jugé et reconnu coupable en France.
En attendant, la Couronne (ministère public) a déposé un appel contre la remise en liberté conditionnelle de M. Diab. Le juge Maranger avait décidé fin mars de remettre M. Diab en liberté sous des conditions très strictes dont le port d'un bracelet électronique, en attendant son éventuelle extradition.
Lors d'une audition vendredi, l'avocat de M. Diab, Me Donald Baynes, a plaidé pour que l'audience, au cours de laquelle un juge donnera ou non son accord à l'extradition, ait lieu au plus tôt après le 30 novembre et de préférence en janvier 2010.
M. Diab, un Libano-canadien de 55 ans, professeur de sociologie à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, avait été arrêté le 13 novembre 2008 dans la banlieue de la capitale canadienne à la demande...


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