« Je ne suis pas surpris des accusations qui ont été lancées contre nous lorsque nous avons adopté le slogan du "Liban d'abord". Nous y sommes attachés aujourd'hui plus que jamais. Et il n'y aura pas de retour en arrière quels que soient les sacrifices », a-t-il ajouté.
« La Békaa a beaucoup souffert des agissements de la tutelle syrienne. Pas une famille, pas une localité de cette région chère n'ont été épargnées. Et il y a aujourd'hui une tentative masquée visant à ramener cette tutelle par le biais de listes préparées hors des frontières », a estimé M. Hariri.
« Voilà pourquoi je vous appelle à resserrer vos rangs, à œuvrer comme une famille unie pour faire face à tous ceux qui essaient de s'infiltrer parmi vous. Vous devez, le 7 juin, voter pour les listes de l'alliance du 14 Mars à Zahlé et dans la Békaa centrale telles quelles, sans biffer aucun nom. Car en cas de panachage, vos rangs seraient ébranlés et la majorité serait incapable de conduire à la Chambre un bloc parlementaire solide et homogène », a-t-il averti.
« Nous refusons que quiconque nous donne des leçons en matière d'extinction de la flamme des guerres civiles, a-t-il dit par ailleurs. Le véritable projet de guerre civile était le jour de l'assassinat de Rafic Hariri. Ce jour-là, nous avions éteint le feu en dépit de l'énorme blessure et du séisme que ce meurtre a provoqués. Nous avons fait de même le 7 mai (2008). Alors, que personne ne nous donne des leçons dans ce domaine, car nous sommes attachés à la coexistence, à l'unité des Libanais et à l'avenir de la patrie libanaise », a-t-il souligné.
Lors d'un autre meeting, M. Hariri a dit : « Ils s'efforcent désespérément de nous accuser d'être corrompus. C'est en eux que la corruption est enracinée. Ils sont la source de la corruption. Ce que Rafic Hariri a accompli était pour tous les Libanais, pas pour une fraction d'entre eux. Ils affirment que les politiques économiques et financières adoptées au cours des années précédentes sont responsables du gonflement de la dette. Mais ils font semblant d'ignorer les guerres, les crises économiques et les crises politiques qu'ils ont eux-mêmes suscitées et le coût de tout cela. »
« C'est vrai qu'il y a une dette publique. En ce qui nous concerne, nous avons proposé plusieurs solutions à cet égard. Mais nous n'avons entendu parler d'aucun projet de solution venant de chez eux », a-t-il lancé.


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