Le pape Benoît XVI a entamé vendredi en Jordanie, un pays musulman, une visite en Terre sainte de huit jours qu'il a présentée comme un "pèlerinage de paix" dans une région déchirée par les conflits.
Arrivé peu avant 11H30 GMT à Amman à bord d'un avion pavoisé aux couleurs de la Jordanie et du Vatican, le pape, souriant et vêtu de blanc, a été accueilli à l'aéroport par le roi Abdallah II, un descendant du Prophète Mahomet, et la reine Rania.
Le tapis rouge avait été déroulé et 21 coups de canon ont salué son arrivée, alors que d'importantes mesures de sécurité avaient aussi été prises.
Le pape et le roi, installés sur un podium, ont ensuite entendu les hymnes nationaux du Vatican et de la Jordanie joués par des gardes bédouins royaux.
Les membres de la famille royale, les hauts responsables jordaniens, les dignitaires religieux chrétiens et musulmans, ainsi les membres du corps diplomatique, y compris l'ambassadeur d'Israël, étaient présents.
Benoit XVI séjournera jusqu'à lundi en Jordanie, où vivent 4% de chrétiens sur 5,8 millions d'habitants et où sa visite a été critiquée par les islamistes. Il se rend ensuite en Israël et Cisjordanie jusqu'au 15 mai, avec un programme très chargé pour un homme de 82 ans.
Le roi Abdallah II et le gouvernement jordanien veulent faire de la visite du pape, sa première dans un pays arabe en quatre ans de pontificat, un succès démontrant que le royaume est un exemple de coexistence entre chrétiens et musulmans.
A l'opposé, la puissante confrérie des Frères musulmans et leur branche politique, le Front de l'action islamique (FAI), ont estimé que le pape n'était "pas le bienvenu" s'il ne s'excusait pas pour ses "propos contre l'islam".
Le mouvement faisait référence à une polémique datant de 2006 où Benoît XVI avait semblé établir une relation entre islam et violence. Benoît XVI avait ensuite exprimé des regrets pour les réactions suscitées par ses propos.
Les islamistes n'ont pas prévu de manifestations mais des mesures de sécurité draconiennes ont été prises.
Sur la route de l'aéroport International Queen Alia, décorée des drapeaux jordaniens et du Vatican, des auto-mitrailleuses avaient pris place, ainsi qu'aux croisements de la capitale. Des soldats sont également postés le long du trajet du pape.
Vendredi, après l'échange de discours à l'aéroport, Benoît XVI devait entamer son programme par une visite humanitaire au centre Regina Pacis pour handicapés.
Inauguré en 2004, ce centre administré par des volontaires jordaniens, chrétiens et musulmans, comprend des cours, des formations professionnelles et des cliniques.
Samedi, le pape doit visiter la mosquée Al-Hussein, la plus grande de Jordanie, où il rencontrera des religieux et penseurs musulmans.
Il visitera également le Mont Nebo, où, selon la Bible, Moïse est mort après que Dieu lui ait montré la Terre promise, et il posera la première pierre d'une université dans la ville voisine de Madaba, à majorité chrétienne.
Dimanche, il célébrera une grande messe publique au stade d'Amman, avant de se rendre à Wadi Kharrar, la Béthanie biblique où son cousin, Jean Baptiste, aurait baptisé Jésus.
Vendredi et samedi sont fériés en Jordanie et le gouvernement a autorisé les chrétiens à ne pas travailler dimanche.
Le pape quittera Amman lundi matin pour Tel-Aviv.
Il a dit entreprendre ce voyage en "pèlerin de paix" alors que les tensions dans la région sont plus fortes qu'en 2000, lors de la visite historique de son prédécesseur Jean Paul II, notamment après l'offensive meurtrière d'Israel dans la bande de Gaza en décembre-janvier.
Arrivé peu avant 11H30 GMT à Amman à bord d'un avion pavoisé aux couleurs de la Jordanie et du Vatican, le pape, souriant et vêtu de blanc, a été accueilli à l'aéroport par le roi Abdallah II, un descendant du Prophète Mahomet, et la reine Rania.
Le tapis rouge avait été déroulé et 21 coups de canon ont salué son arrivée, alors que d'importantes mesures de sécurité avaient aussi été prises.
Le pape et le roi, installés sur un podium, ont...


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