Dans l'éventualité de la contamination d'un tiers de la population mondiale, même si le virus était peu virulent, le nombre de personnes qui présenteraient des complications en développant une pneumonie et décéderaient serait très important, a expliqué le Dr Fukuda. La grippe porcine a contaminé à ce jour plus de 2 000 personnes dans 23 pays et a fait au moins 44 morts au Mexique et aux États-Unis, selon le dernier bilan de l'OMS. Les mesures restrictives pour lutter contre la grippe porcine sont progressivement levées un peu partout dans le monde. Au Mexique, pays le plus touché, le retour à une vie normale à Mexico, la capitale, s'est confirmé hier avec la réouverture des lycées et universités, cinémas, théâtres, bars et discothèques, mais l'OMS appelle à « maintenir l'état d'alerte et la surveillance ».
Le Dr Fukuda, a confirmé que le virus était moins virulent que celui qui avait provoqué la pandémie de grippe espagnole en 1918, mais a averti qu'il pourrait suivre le même cheminement et devenir plus virulent plus tard cette année. « La situation continue d'évoluer. Nous ne savons pas ce qui va se passer dans l'hémisphère Sud » où arrive l'hiver propice à la prolifération des virus grippaux, a-t-il insisté. Le comportement du virus et la réaction de la population à la maladie dans l'hémisphère Sud sont imprévisibles, a-t-il ajouté. « La population y est plus jeune, dans de grands pays en développement. La population y est aussi plus vulnérable, dans certains cas à cause de la malnutrition, de guerres, du sida », a expliqué le Dr Fukuda. Il est « trop tôt pour crier victoire », a également mis en garde la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).
Plus proches de nous, deux nouveaux cas de grippe porcine ont été confirmés hier en Israël, portant à sept le nombre de malades atteints du virus A(H1N1) dans le pays, a indiqué le ministère de la Santé. Les nouveaux cas portent à sept le nombre de malades atteints de la grippe porcine en Israël.

