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Moyen Orient et Monde - Tchad

Les rebelles affirment poursuivre leur progression vers N’Djamena

Les rebelles tchadiens, venus du Soudan voisin, ont affirmé hier poursuivre leur progression vers leur « objectif final » N'Djamena, engageant des combats et poussant les agences humanitaires à réduire leurs activités dans l'est du Tchad.
« Nos forces progressent (...). Jusqu'ici, tout marche bien, selon nos stratégies », a affirmé un responsable de l'Union des forces de la résistance (UFR, alliance des rebelles tchadiens) dans un message électronique à l'AFP à Libreville. Le porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, a indiqué pour sa part que « le premier accrochage terrestre (venait) d'avoir lieu à Am-Deressa, à 10 km au sud d'Am-Dam », à 110 km au nord de Goz Beïda. « Les forces gouvernementales ont pris le dessus et les ratissages continuent », a-t-il ajouté. La rébellion a confirmé à l'AFP cet accrochage, assurant que les combats avaient été « violents » et avaient « duré des heures ». Le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, avait assuré mercredi que l'aviation avait bombardé les rebelles. Aucun bilan humain n'a été diffusé depuis le lancement de l'offensive lundi.
Le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat, a appelé l'ONU et l'Union africaine (UA) à condamner un « acte d'agression manifeste, de grande envergure » qu'il a attribué au Soudan. L'UA et la France ont invité N'Djamena et Khartoum - qui s'accusent de déstabilisation mutuelle par groupes armés interposés - à respecter les accords signés mais demeurés jusqu'à présent lettre morte. Paris a indiqué de son côté qu'elle menait des opérations de renseignement au profit des « acteurs du processus de Doha », Soudanais et Tchadiens, ainsi que des Nations unies.
La situation sur le terrain inquiète vivement les agences humanitaires, les conduisant à réduire leurs activités dans les lieux accueillant une partie des quelque 450 000 réfugiés soudanais, centrafricains et déplacés qu'elles assistent dans l'est du Tchad. Le Programme alimentaire mondial a ainsi interrompu les distributions de nourriture à Goz Amir, et le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a fortement réduit son personnel à Koukou Angarana, deux localités proches de Goz Beïda. L'ONU a convié « toutes les parties à respecter le caractère humanitaire des opérations de l'ONU et des ONG dans l'est du Tchad et à s'abstenir de déployer des forces dans des zones où des opérations humanitaires sont sous la protection de la Minurcat », sa mission déployée au Tchad et en Centrafrique.
Les rebelles tchadiens, venus du Soudan voisin, ont affirmé hier poursuivre leur progression vers leur « objectif final » N'Djamena, engageant des combats et poussant les agences humanitaires à réduire leurs activités dans l'est du Tchad.« Nos forces progressent (...). Jusqu'ici, tout marche bien, selon nos stratégies », a affirmé un responsable de l'Union des forces de la résistance (UFR, alliance des rebelles tchadiens) dans un message électronique à l'AFP à Libreville. Le porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, a indiqué pour sa part que « le premier accrochage terrestre (venait) d'avoir lieu à Am-Deressa, à 10 km au sud d'Am-Dam », à 110 km au nord...
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