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Liban - Ligne Bleue

Ghajar : L’ONU va rencontrer des officiers libanais et israéliens

Un haut responsable de l'ONU a indiqué hier qu'il rencontrerait cette semaine des membres des armées libanaise et israélienne pour discuter d'un retrait d'Israël de la partie nord de Ghajar.
Alain Le Roy, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a déclaré devant les journalistes que la réunion tripartite aurait lieu mercredi près du passage frontalier de Naqoura. Il s'exprimait après une visite à Ghajar, et il devrait rencontrer aujourd'hui le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre Fouad Siniora, avant de se rendre en Israël jeudi.
Quoi qu'il en soit, l'annonce de la détermination d'Israël de se retirer de la partie libanaise du village de Ghajar, en « guise de bonne volonté et pour renforcer le camp modéré au Liban », selon le quotidien Haaretz, a suscité une vague de réactions au sein de la classe politique libanaise.
Le bureau de presse du Premier ministre Fouad Siniora a publié ainsi un communiqué dans lequel il a rappelé que depuis l'été 2006, le gouvernement présidé par M. Siniora a cherché à pousser Israël à exécuter tous les points prévus dans la résolution 1701 du Conseil de sécurité qu'Israël continue de violer quotidiennement et systématiquement. Mais toutes les demandes du gouvernement libanais ont été repoussées par Israël, notamment en ce qui concerne la partie libanaise du village de Ghajar dont Israël s'était retiré en 2000 et qu'il avait occupé de nouveau en 2006. Le communiqué du Premier ministre ajoute que l'annonce d'Israël de sa détermination à se retirer de cette partie de Ghajar ne signifie pas qu'il l'a fait et le Liban exige un retrait sans condition. Les allusions israéliennes à un prix politique en contrepartie de ce retrait ne sont que l'expression d'une politique habituelle suivie par Israël visant à semer la discorde entre les Libanais. Le communiqué précise encore que tout retrait israélien d'un territoire libanais est le bienvenu et constitue une victoire pour le Liban et les Arabes, due à la lutte sous toutes ses formes des Libanais.
Selon le communiqué, la décision israélienne est sans doute l'expression du trouble provoqué au sein de l'équipe israélienne suite au démantèlement de ses réseaux au Liban. Ces réseaux constituent une violation flagrante de la résolution 1701 et de la souveraineté du Liban.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a rappelé que le retrait israélien de la partie libanaise de Ghajar est prévu dans la résolution 1701 adoptée le 11 août 2006 par le Conseil de sécurité. Il aurait donc dû se produire depuis trois ans. Salloukh a encore rappelé qu'Israël doit respecter les résolutions internationales, en se retirant aussi des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba et en arrêtant ses violations de la souveraineté libanaise.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a commenté la décision israélienne, rappelant qu'elle n'est certainement pas le produit d'une soudaine noblesse d'âme israélienne. Il a ajouté que le Liban ne renonce pas à ses droits et que nul n'attend un signe de bonne volonté de la part d'Israël, mais plutôt le respect et l'application des résolutions internationales. Aridi a dénoncé la politique israélienne de fractionner les résolutions internationales et d'en exécuter certaines parties, selon ses propres intérêts. Il a rappelé les points encore en suspens dans la résolution 1701, notamment la carte des mines semées par Israël au Sud et dont le Liban attend toujours qu'elles lui soient communiquées. Aridi a encore appelé à arrêter les accusations de trahison au sein de la classe politique libanaise pour travailler tous ensemble à recouvrer tous les droits du Liban. « Nous devons adopter une position unifiée, a déclaré Aridi, car agir autrement serait faire le jeu d'Israël, qui reste l'ennemi principal du Liban. Nous devons donc tous déjouer ses manœuvres. » Le député Kassem Hachem a également abondé dans ce sens, invitant la classe politique à déjouer les complots israéliens et rester en état d'alerte pour suivre de près les grandes manœuvres israéliennes prévues à la fin de ce mois.
Enfin, en tournée à Nabatiyeh, l'ambassadeur suisse au Liban François Barras a accueilli favorablement la décision israélienne, estimant que c'est l'ONU qui doit coordonner ce retrait avec l'État hébreu. Il a aussi affirmé que son pays déploie des efforts pour aider l'ONU dans sa mission et pousser Israël à exécuter le retrait de la partie libanaise de Ghajar.

Un haut responsable de l'ONU a indiqué hier qu'il rencontrerait cette semaine des membres des armées libanaise et israélienne pour discuter d'un retrait d'Israël de la partie nord de Ghajar.Alain Le Roy, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a déclaré devant les journalistes que la réunion tripartite aurait lieu mercredi près du passage frontalier de Naqoura. Il s'exprimait après une visite à Ghajar, et il devrait rencontrer aujourd'hui le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre Fouad Siniora, avant de se rendre en Israël jeudi.Quoi qu'il en soit, l'annonce de la détermination d'Israël de se retirer de la partie libanaise du village de Ghajar, en « guise de bonne...
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