Selon le quotidien, ce retrait constituerait aux yeux des États-Unis un geste de bonne volonté de la part d'Israël envers le gouvernement de Fouad Siniora avant les élections législatives.
De source gouvernementale israélienne, on confirme que Netanyahu « envisage favorablement » un retrait du village, qui pourrait ouvrir la voie à un règlement de la question plus vaste des fermes de Chebaa, dont l'occupation est présentée comme prétexte par le Hezbollah pour maintenir son arsenal militaire.
Le retrait de Ghajar ne devrait toutefois pas intervenir avant le scrutin du 7 juin, en raison de « difficultés juridiques ». En effet, les habitants du village ont acquis la nationalité israélienne, y compris ceux qui vivent dans la partie nord, et pourraient faire appel à la Cour suprême contre un tel retrait.
Mark Regev, porte-parole de Netanyahu, s'est refusé à tout commentaire sur cette question, qui sera, selon une source gouvernementale israélienne, débattue mercredi en Conseil des ministres dans l'optique de la rencontre que le Premier ministre israélien aura le 18 mai avec le président américain Barack Obama.
Commentant cette information devant des délégations qu'il a reçues à Msayleh, le chef du Parlement, Nabih Berry, a déclaré que « le retrait israélien de terrains occupés depuis l'offensive de 2006, malgré la résolution 1701, est une preuve claire du défi que lance Israël à la volonté internationale et de son non-respect de ses engagements vis-à-vis de cette résolution qui représente la légitimité internationale ».
« Les hameaux de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie nord du village de Ghajar sont des territoires libanais occupés », a-t-il ajouté, précisant que le fait de les récupérer avec les moyens disponibles est un droit garanti par les lois. Et d'affirmer que la Résistance figure en tête de ces droits.
Et M. Berry de se demander si ce retrait ne s'inscrit pas dans le cadre de la manœuvre qu'Israël compte faire sur ses frontières avec le Liban.
Trois personnes arrêtées
Par ailleurs, une source des Forces de sécurité a fait savoir qu'« une unité spéciale » a arrêté trois personnes à Habbouche, près de Nabatiyeh. « Selon les informations préliminaires, elles espionnent pour le compte d'Israël », a-t-elle ajouté.
La source n'a toutefois pas précisé leur nationalité ni si elles sont liées aux sept personnes déjà arrêtées pour les mêmes motifs depuis le début de l'année.
En outre, le procureur général près la Cour de cassation, le magistrat Saïd Mirza, a remis au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le magistrat Sakr Sakr, les procès-verbaux des enquêtes préliminaires avec Ali Mantache, Mohammad Aouad et Robert Kfoury, arrêtés pour « collaboration avec l'ennemi ».

