Samedi, des hélicoptères iraniens ont bombardé trois villages kurdes du nord de l'Irak, selon un responsable des gardes-frontières irakiens. Il s'agit du premier raid aérien iranien contre le Pejak - acronyme du Parti pour une vie libre au Kurdistan - un mouvement séparatiste kurde iranien. On n'a fait état d'aucune victime dans ces bombardements. L'armée iranienne avait par le passé effectué des tirs d'artillerie contre les rebelles. Le Pejak est lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui lutte depuis 1984 contre le gouvernement turc dans le Sud-Est anatolien. L'Iran accuse les États-Unis de soutenir le Pejak ainsi que d'autres organisations ethniques aux frontières de l'Iran, ce que Washington a toujours démenti.
Par ailleurs, un homme arborant un uniforme de l'armée irakienne a abattu samedi deux militaires américains dans un centre d'entraînement militaire de Hamam al-Alil, à 20 km au sud de Mossoul, dans le nord du pays, a annoncé l'état-major américain. L'agresseur a été abattu à son tour. Mossoul et la province de Ninive sont les derniers bastions d'el-Qaëda, toujours actifs avec d'autres groupes rebelles sunnites dans le nord de l'Irak.
Enfin, à Kirkouk, dans le nord de l'Irak, la police irakienne a annoncé samedi avoir arrêté un kamikaze syrien d'el-Qaëda qui s'apprêtait à se faire exploser dans une mosquée chiite. « Il s'appelle Ammar Afif Hamada, il est originaire de Deir ez-Zor en Syrie et il a indiqué avoir reçu un entraînement à Homs avant d'être arrêté par les autorités syriennes qui combattaient à l'époque ces groupes » fondamentalistes, a affirmé à l'AFP le chef de la police de Kirkouk, le général Torhan Youssef. Selon lui, le suspect « était très proche » d'Abou Omar al-Bagdadi, le chef d'el-Qaëda en Irak arrêté récemment à Bagdad.

