Dans le cadre de sa tournée londonienne, le chef de l'État s'est entretenu avec le Premier ministre Gordon Brown, le chef de la diplomatie David Miliband, le prince Charles et le duc d'York, le prince Andrew.
À l'issue de sa rencontre avec le président Sleiman, M. Miliband a indiqué que Londres allait augmenter de 250 000 livres (270 000 euros) sa contribution au TSL pour la porter à 1 million de livres.
« Cela souligne notre ferme soutien au travail du Tribunal spécial pour le Liban et son objectif de mettre un terme à l'impunité pour les assassinats politiques », a déclaré M. Miliband dans un communiqué.
« Nous sommes déterminés à ce que justice soit faite pour l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ainsi que dans de nombreux autres cas connexes », a-t-il ajouté.
D'autre part, M. Miliband a qualifié la visite du président Sleiman d'« historique » et réaffirmé le soutien de Londres au président de la République, dont la « promotion de la réconciliation et du dialogue au Liban, qui éloigne de la politique polarisée de la confrontation, établit un exemple positif pour la région entière ».
De son côté, le président Sleiman a évoqué les préparatifs du scrutin du 7 juin ainsi que la question des armes du Hezbollah, qui fait actuellement l'objet d'un dialogue national dans le cadre du débat sur la stratégie de défense.
Dans un communiqué séparé, le Premier ministre britannique Gordon Brown a également indiqué avoir témoigné à M. Sleiman lors d'une entrevue de son « soutien ferme et continu au tribunal Hariri », estimant qu'il « s'agit de justice pour le peuple libanais et la famille Hariri ».
M. Brown a déclaré avoir évoqué avec M. Sleiman les « élections à venir et la stabilité que son administration a amenée à un environnement politique complexe ».
« Le président Sleiman joue un rôle vital dans la stabilité et la sécurité de la région, et il a notre admiration et notre plein soutien », a ajouté le chef du gouvernement britannique.
Les deux dirigeants ont aussi discuté du processus de paix au Proche-Orient et des efforts diplomatiques pour persuader l'Iran d'abandonner son processus d'enrichissement d'uranium.
Le chef de l'État a mis l'accent de son côté sur l'aide apportée par Londres pour l'application de la résolution 1701, d'autant qu'Israël continue d'occuper les hameaux de Chebaa et les collines de Kfarchouba, et de violer la souveraineté aérienne du Liban. Il a également remercié Londres de soutenir la revendication libanaise du droit au retour des réfugiés palestiniens.


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