« Le comité olympique national a reçu un courrier du CIO (Comité international olympique) lui disant que le 19 février un test, fait sur son athlète Rashid Ramzi, était positif à l'EPO appelé Mircera », a expliqué le dirigeant bahreïnien qui précise que Ramzi va se rendre « en France probablement le 8 mai » pour l'ouverture de l'échantillon B.
Mardi, le CIO avait annoncé que six sportifs des Jeux de Pékin avaient été convaincus de dopage à l'EPO Cera. Et mercredi, le Comité olympique italien (CONI) a indiqué que le cycliste italien Davide Rebellin (Diquigiovanni) faisait l'objet d'une enquête à la suite d'un contrôle positif aux JO.
Par ailleurs, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a annoncé hier que trois athlètes, dont Ramzi, avaient subi un contrôle antidopage positif aux Jeux olympiques de Pékin.
Ramzi, double champion du monde du 800 m et du 1 500 m en 2005, était le premier médaillé bahreïnien de l'histoire des Jeux en athlétisme.
« Nous avons informé Rashid Ramzi que les tests étaient positifs et nous allons rapidement le rencontrer. Le CNO confirme qu'il apporte son soutien à l'athlète, qui a le droit à l'analyse de l'échantillon B et à être entendu, a poursuivi le dirigeant bahreïnien. Nous collaborerons avec le CIO sur ce cas et si la seconde analyse est positive, nous prendrons les mesures nécessaires. »
Le responsable explique que Ramzi, athlète d'origine marocaine, a subi « huit tests avant et pendant les Jeux olympiques et tous sont négatifs ».
Si ce cas devait conduire à la disqualification de Ramzi, le Français Mehdi Baala, quatrième de la course, monterait sur la troisième marche du podium.
Le titre reviendrait alors au Kényan Asbel Kiprop, le Néo-Zélandais Nicholas Willis empochant l'argent.
Durant les JO, quatre athlètes avaient déjà été contrôlés positifs, la Grecque Fani Halkia, championne olympique 2004 du 400 m haies, contrôlée en marge des Jeux, l'Ukrainienne Lyudmila Blonska, médaillée d'argent à l'heptathlon, et les Bélarusses, 2e et 3e du marteau Vadim Devyatovsky et Ivan Tikhan.


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