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Culture - Spectacle

Premier tango à Beyrouth…

Coup d'envoi, par un magnifique spectacle de danse au son du talentueux orchestre argentin Silencio, du premier Festival international de tango du Moyen-Orient.
Ils sont venus, ils sont tous là: la quarantaine de danseurs arrivés d'une quinzaine de pays pour participer au grand bal du tango qui se tient à Beyrouth, jusqu'au 3 mai. Des danseurs amateurs, mais aussi des couples de professionnels connus sur la scène internationale. Sans oublier l'orchestre argentin Silencio, une des meilleures formations qui diffusent le tango à l'étranger, fondé et dirigé par le pianiste et arrangeur Roger Hélou, né à Buenos Aires, et comme son nom l'indique, d'origine libanaise.
Et dans la salle du West Hall qui accueillait le spectacle d'ouverture de ce Festival du tango, ils étaient tous au rendez-vous ces Libanais passionnés de la célèbre danse argentine. Bien plus nombreux qu'on n'aurait pu le penser ! Des hommes « fous de tango », des femmes « qui, le temps d'un tango, se damnent » et qui s'imbibaient de tout leur être de cette « pensée triste qui se danse ». Une salle baignée de ferveur, vibrant au son des pas entrelacés des danseurs, accordés à la musique du quartette.
Et une scène à l'ambiance intimiste au centre de laquelle, nimbée d'un halo lumineux rougeoyant, trônait la formation composée d'un piano, d'un bandonéon, d'un violon et d'une contrebasse, devant laquelle passaient et repassaient, à tour de rôle, les duos de danseurs, dans des rôles mettant en lumière tous les visages du tango.
Dès les premières mesures, le ton est donné : des harmonies simples et élégantes, alternant avec bonheur des plages de fougue et de sensualité avec d'autres empruntant à la valse sa grâce et un zeste de nostalgie. Mais aussi, des tangos modernisés et de petites improvisations pétillantes et légères, comme ce Happy Birthday à la sauce tango subtilement introduit dans un morceau aux rythmes saccadés.
Saccadés à l'image de ce tempo inhérent aux mouvements, aux pas, aux corps cambrés et imbriqués, aux jambes entrelacées des couples de danseurs qui, évoluant tour à tour, sur scène, vont entraîner le public, au fil de leurs pas glissants, virevoltants et parfois même bondissants, à travers l'histoire et les petites histoires de cette danse. Une danse de séduction, de flamboyance et de passion qui, partie des bars des docks de Buenos Aires (un tableau offre dans ce registre un magnifique « tango aux parapluies », mimant la rencontre amoureuse d'un séducteur gominé et d'une demoiselle en jupe fendue haut sur la
cuisse !), deviendra une danse prisée dans les salons avant de repasser le flambeau à la jeune génération qui remet au goût du jour un tango aussi sensuel que moderne, et ouvert à une infinité de possibilités chorégraphiques et gestuelles.
Accompagnés, par moments, par la voix chaude du chanteur Omar Fernandez, les couples de danseurs, gestuelle synchronisée d'homme guidant la femme, ont offert ce soir-là un bel avant-goût magnifique d'une série de soirées au parfum de Divas du dancing : des milongas ouvertes aux amateurs cette fois et qui se tiendront durant le week-end au restaurant al-Dirwandé, Aïn el-Mreissé.
Ils sont venus, ils sont tous là: la quarantaine de danseurs arrivés d'une quinzaine de pays pour participer au grand bal du tango qui se tient à Beyrouth, jusqu'au 3 mai. Des danseurs amateurs, mais aussi des couples de professionnels connus sur la scène internationale. Sans oublier l'orchestre argentin Silencio, une des meilleures formations qui diffusent le tango à l'étranger, fondé et dirigé par le pianiste et arrangeur Roger Hélou, né à Buenos Aires, et comme son nom l'indique, d'origine libanaise. Et dans la salle du West Hall qui accueillait le spectacle d'ouverture de ce Festival du tango, ils étaient tous au rendez-vous ces Libanais passionnés de la célèbre danse argentine. Bien plus nombreux qu'on n'aurait pu le penser ! Des...
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