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Sport - Rencontre

Elga Trad : « J’ai la compétition dans le sang »

Elga Trad, la dynamique - et sympathique - athlète libanaise n'arrête pas de courir. Cette mère de famille attentionnée participe régulièrement à toutes les courses nationales, et n'hésite pas à se déplacer à l'étranger à l'occasion de certains événements importants comme le marathon de Rotterdam dernièrement. L'Orient-Le Jour  l'a rencontrée.

Q : Elga Trad, parlez-nous un peu de votre parcours.

R : « Je peux dire de vive voix que le sport a toujours fait partie de ma vie, que ce soit la course à pied, la natation, l'équitation, le ski nautique ou même le ski alpin. Mais ma préférence va certainement pour la course a pied. Participer aux diverses compétitions demande un entraînement assez laborieux, raison pour laquelle il a fallu que je mette entre parenthèses - par manque de temps - les autres disciplines sportives que je pratique de manière irrégulière.
Je cours depuis l'âge de 12 ans. C'est mon entraîneur d'école qui a vite remarqué mon talent. C'est une passion qui ne m'a plus jamais quittée : j'ai fait partie du Club des antonins et j'ai été championne du Liban durant plusieurs années pour les distances de 80 m, 100 m et 400 m, me classant 1re ou 2e au Liban et à l'étranger. Mes distances de prédilection étaient les sprints et la vitesse. Malheureusement, quelques années plus tard, un grave accident à la jambe m'a handicapée durant plusieurs années et a donc mis un terme à ma carrière professionnelle.
« Les années ont passé, j'ai eu mes enfants, je travaillais... Mais l'envie de compétition m'a très vite rattrapée. C'est dans mon sang, je ne pouvais plus l'ignorer, il fallait vite que je reprenne.
« C'est ainsi qu'en juin 2006 avec le Club RRA j'ai repris l'entraînement professionnel, mais cette fois-ci pour les distances de fond et de demi-fond, telles que les 5 km,10 km, demi-marathon et marathon.
« Au début cela a été très dur, c'était un vrai challenge de reprendre surtout après tant d'années d'absence et en plus avec la participation de la nouvelle génération qui dans certaines compétitions avait la moitié de mon âge. Mais en dépit de ces nouvelles distances, j'ai très vite enchaîné d'excellents résultats ainsi que de très bons classements et chronos lors des championnats du Liban organisés par la Fédération libanaise d'athlétisme, et lors des courses nationales et internationales autant sur les 5, 10, 21,200 et 42,195 km. »

Q : Comment parvenez-vous à concilier votre carrière d'athlétisme, votre vie personnelle et votre travail ?

« En effet, ce n'est pas facile, mon emploi de temps est très serré, parfois ce n'est pas évident de se lever à l'aube pour s'entraîner et courir plusieurs kilomètres avec, à la clef, la fatigue et les responsabilités... Surtout avec un emploi de temps très serré : étant mère de deux enfants et journaliste.
« Mais à force d'abnégation et lorsqu'on est organisé et discipliné, ne peut-on pas soulever des montagnes ? »

Q : Vous venez de rentrer des Pays-Bas où vous avez enregistré une bonne performance au marathon de Rotterdam. Racontez-nous les détails.

« J'ai participé au marathon de Rotterdam avec enthousiasme. C'était mon premier marathon à l'étranger, donc je me sentais quelque peu stressée et en même temps très motivée. Une expérience passionnante partagée avec les milliers d'athlètes présents et avec les supporters tout le long du parcours. Malgré la fatigue, on se sent pousser des ailes grâce aux encouragements. Sur les 220 participantes dans ma catégorie tous pays confondus, je me suis classée 20e avec un chrono de 3 h 31' ; et 1 411e sur 6 443 participants au classement général. J'aurais même pu améliorer de 7 minutes mon temps, si ce n'était les crampes qui me suivaient depuis la course de 19 km du Conseil international du sport militaire (CISM) le dimanche précédent, où j'ai enregistré une belle performance de 1 h 19', avec une deuxième place, mais qui m'a en quelque sorte porté préjudice, dans la mesure où j'avais couru à 80 % de ma force, erreur fatale, 6 jours avant un marathon ! »

Q : Vous participez régulièrement à toutes les courses nationales et n'hésitez pas à vous déplacer à l'étranger à l'occasion de certains événements importants. Qu'est-ce qui vous fait toujours courir ?

« En grande partie, c'est pour donner un bel exemple à mes deux enfants, qui sont très fiers de moi et du fait qu'à 42 ans je suis championne. C'est aussi pour porter haut les couleurs du Liban et faire flotter fièrement le drapeau national. Mais en premier lieu, c'est pour rester jeune d'esprit et de corps, de toujours avoir cette envie de vouloir se surpasser, de pousser encore plus loin ses limites... »

Q  : Combien de marathons avez-vous à votre actif ?

« Juste 3 marathons, donc pas beaucoup d'expérience à mon actif, mais déjà d'excellents résultats. Le premier en 2007, lors du marathon de Beyrouth où je suis arrivée 3e parmi les Libanaises. Le second en 2008 au marathon de Beyrouth aussi, avec un chrono de 3 h 28' et une 2e position à l'arrivée. Le troisième n'est autre que celui de Rotterdam, mais plein d'autres marathons nationaux comme internationaux restent à venir ! »
Elga Trad, la dynamique - et sympathique - athlète libanaise n'arrête pas de courir. Cette mère de famille attentionnée participe régulièrement à toutes les courses nationales, et n'hésite pas à se déplacer à l'étranger à l'occasion de certains événements importants comme le marathon de Rotterdam dernièrement. L'Orient-Le Jour  l'a rencontrée.Q : Elga Trad, parlez-nous un peu de votre parcours.R : « Je peux dire de vive voix que le sport a toujours fait partie de ma vie, que ce soit la course à pied, la natation, l'équitation, le ski nautique ou même le ski alpin. Mais ma préférence va certainement pour la course a pied. Participer aux diverses...
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