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Moyen Orient et Monde - Irak

L’ONU refuse l’éclatement de la région disputée de Kirkouk

L'ONU souligne l'importance de préserver l'unité de la province irakienne riche en pétrole de Kirkouk, que se disputent âprement Kurdes, Arabes et Turcomans, dans un rapport très attendu contenant ses propositions pour éviter que la situation ne dégénère en guerre civile. « La Mission d'assistance de l'ONU en Irak (Unami) a analysé quatre options concernant le gouvernorat de Kirkouk (...). Ces quatre options traitent Kirkouk comme une seule entité et aucune ne propose une division des districts actuels », a-t-elle affirmé dans un communiqué publié hier.
La province de Kirkouk compte plusieurs communautés qui se disputent le pouvoir : des Kurdes, qui souhaitent son rattachement au Kurdistan irakien, des Turcomans, qui se considèrent comme ses habitants historiques, et des Assyro-Chaldéens (chrétiens) ou des Arabes, souvent arrivés à l'occasion de la politique d'arabisation forcée de Saddam Hussein.
Les quatre options proposées, dont les détails n'ont pas été donnés, « prennent comme point de départ la Constitution irakienne et (jugent nécessaire) un accord politique entre les parties et une forme de référendum de confirmation », ajoute l'ONU. L'article 140 de la Constitution irakienne prévoit un référendum à Kirkouk, dont la province compte 900 000 personnes et recèle les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du pays après le Sud. « Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Irak, Staffan de Mistura, a présenté aujourd'hui au Premier ministre, aux membres du Conseil présidentiel (irakien) et au président du gouvernement régional du Kurdistan les rapports concernant les territoires disputés dans le nord du pays », explique le communiqué. « Ce travail, qui a pris plus d'un an, fait partie du mandat de l'Unami contenu dans les résolutions du Conseil de sécurité 1770 et 1830 », précise le texte.
Outre Kirkouk, il s'agit de 15 autres « territoires disputés » dont sept dans la région de Ninive, trois dans celle de Kirkouk, trois dans le gouvernorat de Diyala, un dans la province de Salaheddine et un dans celui de Souleimaniyeh. « L'Unami ne fait à ce stade aucune suggestion concernant les futures juridictions de ces régions. En revanche, des recommandations pour des mesures favorisant la confiance sont détaillées », ajoute l'Unami.
L'ONU s'est appuyée sur une équipe de 15 diplomates, universitaires, historiens et négociateurs depuis mars 2008, qui ont examiné notamment l'ensemble des décrets administratifs pris par les autorités irakiennes depuis l'indépendance de 1932. « Notre espoir en présentant ces rapports fouillés et objectifs, qui analysent de manière inédite la très grande complexité des régions disputées, est que les parties l'utilisent pour entamer un dialogue concret », a affirmé M. de Mistura dans le communiqué. « Nous sommes tous conscients que les tensions se sont accrues récemment dans les régions disputées et qu'il s'agit de questions dépassant le simple conflit territorial. C'est pourquoi nous avons fait ce travail et nous espérons qu'un dialogue sérieux va suivre », a-t-il ajouté.
La tension est grande entre le gouvernement autonome du Kurdistan, qui veut étendre sa région aux territoires qu'il considère comme ayant historiquement été peuplés par son ethnie, et le gouvernement central irakien, qui veut s'en tenir aux limites de ce qui constitue la région autonome depuis la première guerre du Golfe (1991). En août, M. de Mistura avait expliqué que la démarche de l'ONU était de « trouver un accord global » à ces questions.

L'ONU souligne l'importance de préserver l'unité de la province irakienne riche en pétrole de Kirkouk, que se disputent âprement Kurdes, Arabes et Turcomans, dans un rapport très attendu contenant ses propositions pour éviter que la situation ne dégénère en guerre civile. « La Mission d'assistance de l'ONU en Irak (Unami) a analysé quatre options concernant le gouvernorat de Kirkouk (...). Ces quatre options traitent Kirkouk comme une seule entité et aucune ne propose une division des districts actuels », a-t-elle affirmé dans un communiqué publié hier.La province de Kirkouk compte plusieurs communautés qui se disputent le pouvoir : des Kurdes, qui souhaitent son rattachement au Kurdistan irakien, des...
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