Cinq enquêtes menées par l'armée ont montré que ses forces avaient « opéré en accord avec les lois internationales », selon un communiqué militaire. Les soldats « ont maintenu un haut niveau professionnel et moral » alors qu'ils faisaient face à un ennemi qui se positionnait délibérément dans des zones civiles, d'après la même source. Le communiqué souligne que « l'ennemi a piégé des maisons à l'aide d'explosifs, ouvert le feu depuis les écoles de ses propres enfants et utilisé sa propre population comme bouclier humain en profitant abusivement de l'engagement légal et éthique des forces israéliennes d'éviter de blesser des civils ».
L'armée de l'État hébreu a été accusée par plusieurs ONG internationales d'avoir violé les lois internationales durant son opération à Gaza. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a notamment chargé l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, Richard Goldstone, d'enquêter sur « toutes les violations des droits de l'homme » présumées durant cette offensive. Israël a indiqué qu'il ne coopérerait pas.
Les enquêtes de l'armée israélienne « ont révélé un très petit nombre d'incidents au cours desquels des erreurs de renseignements ou opérationnelles ont eu lieu durant les combats », ajoute toutefois le communiqué militaire. Le chef d'état-major adjoint, le général Dan Harel, a notamment cité parmi ces incidents un bombardement contre le quartier de Zeitoun, au sud de Gaza-ville, au cours duquel 21 personnes ont été tuées lorsque les soldats ont tiré par erreur contre une maison alors qu'ils visaient un site de stockage de munitions. « Ces incidents malheureux sont inévitables et se produisent dans toutes les situations de combat, en particulier du type de ceux que le Hamas a imposés aux forces israéliennes en combattant depuis des zones » civiles, a-t-il ajouté. Israël est également accusé d'avoir bombardé des zones densément peuplées à l'aide de munitions au phosphore blanc, ce qui pourrait être assimilé à des crimes de guerre, selon l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Mais, selon le général Dan Harel, l'emploi de munitions au phosphore blanc s'est fait « en accord avec les lois humanitaires internationales ».
Le fait que l'armée ait mené ces enquêtes « prouve que les forces israéliennes sont parmi les armées les plus morales au monde », a de son côté commenté le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.

