Prenant la parole à l'issue de l'office religieux, présidé par le patriarche Sfeir, le chef de l'État s'est d'abord réjoui d'être entouré d'autant d'anciens camarades d'école. Il a ensuite exhorté les présents à contribuer à la création d'un courant d'optimisme national, précisant : « N'ayons pas peur que la patrie soit prise ou hypothéquée. Œuvrons de concert pour le rétablissement d'une démocratie véritable, dédaignant les alignements stériles et les tiraillements aveugles. »
« La droiture, la transparence et la volonté de réforme ne sont pas l'apanage d'une seule maison, il y a des résistants dans tous les partis, la culture de la vie est partout et beaucoup se sont soulevés pour défendre les cèdres, au fil des siècles ; ne laissons personne accaparer ces valeurs et ces vertus, qui appartiennent à toute la jeunesse libanaise », a ajouté le président, qui s'est dit convaincu que « le temps travaille en faveur des Libanais ».
Mise en garde
Sur un autre plan, recevant le directeur général de la Sûreté, le général Wafic Jezzini, le président Sleiman a mis en garde contre les agents et les réseaux d'espionnage qu'Israël continue d'entretenir au Liban.
Le chef de l'État s'est félicité du démantèlement par les services de sécurité d'un réseau d'espionnage au profit d'Israël. Il a considéré que l'État hébreu tente, ce faisant, d'échapper aux nouvelles orientations internationales qui font pression en faveur d'un règlement des conflits par le dialogue.
On sait qu'un officier supérieur à la retraite relevant des FSI vient d'être arrêté, avec son épouse, pour espionnage en faveur d'Israël.
Le chef de l'État a par ailleurs reçu de nombreux visiteurs, parmi lesquels on a relevé les anciens ministres Fouad Boutros et Michel Eddé, qui lui ont fait part de leur avis au sujet du processus électoral et de l'agression contre l'armée de la part d'un réseau de trafiquants de drogue.
Le chef de l'État a également reçu hier les ambassadeurs des États-Unis et de Jordanie, ainsi que le député Farès Souhaid, candidat du 14 Mars à Jbeil. Le président s'est dit rassuré de constater que le pays se dirige vers les législatives dans un climat de moins en moins tendu.

