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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Mitchell veut intégrer l’initiative de paix arabe dans les plans US

Mitchell rencontre Abbas à Ramallah sur fond de divergences avec Israël et souhaite intégrer l'initiative arabe aux efforts diplomatiques américains.
L'émissaire américain George Mitchell a rencontré hier le président palestinien Mahmoud Abbas, dont les conseillers ont réaffirmé que les négociations de paix ne pourraient reprendre qu'à condition qu'Israël accepte une solution à deux États.
« Tant que le gouvernement de Netanyahu ne déclare pas son soutien sans équivoque à une solution à deux États (israélien et palestinien), applique les engagements d'Israël au regard de la feuille de route et se soumet aux engagements précédents, les Palestiniens n'ont pas de partenaire pour la paix », a déclaré à l'AFP l'un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, qui s'exprimait à l'issue de la rencontre Abbas-Mitchell à Ramallah (Cisjordanie). « La solution à deux États est la seule solution », a réaffirmé de son côté M. Mitchell. « Les États-Unis se sont engagés en faveur de l'établissement d'un État palestinien indépendant, souverain, où s'épanouiraient les aspirations du peuple palestinien à contrôler son destin », a-t-il déclaré à l'AFP. « Nous voulons que l'initiative arabe fasse partie de l'effort pour aboutir à cet objectif », a-t-il ajouté. Le plan de paix arabe, d'inspiration saoudienne, unanimement adopté en 2002 à un sommet à Beyrouth, offre à Israël une paix complète en échange de son retrait total des territoires occupés en 1967 et d'une « solution juste » du problème des réfugiés chassés en 1948 de leurs foyers.
Selon un proche de M. Abbas, le président palestinien a demandé à M. Mitchell « d'exercer tous les efforts possibles » pour amener le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à se prononcer clairement pour la solution à deux États et à respecter toutes ses obligations comme le gel de la colonisation juive. Continuant à éluder ces deux questions, M. Netanyahu a fait valoir à M. Mitchell, selon une source autorisée israélienne, la « nécessité d'impliquer dans le processus de paix d'importants États arabes » comme l'Égypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite. C'est dans ce contexte que M. Mitchell a avisé M. Netanyahu, selon une autre source israélienne, que les États-Unis avaient « l'intention d'examiner sérieusement l'initiative de paix arabe ». Le gouvernement Netanyahu ne s'est pas encore prononcé sur le plan arabe, qui exclut qu'Israël conserve ses colonies, alors que son prédécesseur, Ehud Olmert, y avait trouvé des « aspects positifs » tout en jugeant trop vague sa clause sur une « solution juste » du problème des réfugiés.
Jeudi, M. Netanyahu avait en outre déclaré qu'Israël attendait des Palestiniens « qu'ils reconnaissent l'État d'Israël comme l'État du peuple juif ». « La nouvelle condition de Netanyahu n'a d'autre objectif que d'empêcher les progrès vers les négociations », a estimé M. Erakat, jugeant que M. Netanyahu ne veut pas la paix. Les Palestiniens craignent que cette reconnaissance d'Israël comme l'État des juifs signifie le renoncement, pour les réfugiés, au « droit au retour » sur leurs terres. L'approche israélienne se heurte également à celle des États-Unis qui n'imposent pas aux Palestiniens une telle reconnaissance, mais insistent sur une solution à deux États coexistant en paix. Israël avait accepté en 2003 la feuille de route élaborée par le quartette international pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui prévoit la création de deux États. M. Netanyahu écarte aujourd'hui l'option de deux États, se disant toutefois prêt à parler de paix avec les Palestiniens sur la base d'un plan privilégiant leur développement économique.
Dans un communiqué diffusé à Gaza, le Hamas a de son côté affirmé : « Nous attendons des actes, pas des bonnes paroles. (...) Les États-Unis doivent adopter une position claire contre la colonisation (israélienne) dans les territoires palestiniens occupés. »
L'émissaire américain George Mitchell a rencontré hier le président palestinien Mahmoud Abbas, dont les conseillers ont réaffirmé que les négociations de paix ne pourraient reprendre qu'à condition qu'Israël accepte une solution à deux États.« Tant que le gouvernement de Netanyahu ne déclare pas son soutien sans équivoque à une solution à deux États (israélien et palestinien), applique les engagements d'Israël au regard de la feuille de route et se soumet aux engagements précédents, les Palestiniens n'ont pas de partenaire pour la paix », a déclaré à l'AFP l'un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, qui s'exprimait à l'issue de...
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