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Liban - Békaa

L’armée élargit son périmètre d’action : 69 arrestations déjà

Déterminée à aller jusqu'au bout, l'armée libanaise continue de traquer les responsables de l'attaque perpétrée lundi à Rayack contre une patrouille militaire.
Hier, les soldats ont élargi leur périmètre d'action qui a porté sur l'ensemble des localités de la Békaa-Nord, depuis la localité de Tamnine, au Hermel, en passant par le jurd de Yammouneh, et une partie du versant ouest de l'Anti-Liban, jusqu'à atteindre certaines localités de la région de l'est de l'Anti-Liban.
Des hélicoptères ont été utilisés lors de l'opération pour soutenir les soldats sur le terrain.
Au cours de l'opération de ratissage et de perquisitions, les soldats ont arrêté 69 personnes recherchées par la justice, accusées de crimes divers. Un communiqué de l'armée a précisé que les soldats ont mis la main sur une usine dans la localité de Hoch Barada, équipée pour confectionner de la drogue et d'autres substances illégales. L'armée a saisi treize voitures volées, dont une Grand Cherokee qui a été utilisée lors de l'agression perpétrée contre l'armée libanaise. Mille cinq cents kilogrammes de substances illégales ont été saisis ainsi qu'une grande quantité d'armes, de munitions, d'équipements militaires divers et de la fausse monnaie.
Lors de l'opération, une personne armée a été blessée alors qu'elle tentait de résister. Une autre a également été touchée par les tirs des soldats alors qu'elle tentait de fuir à bord d'une mobylette avec une tierce personne recherchée par la justice. Une investigation a été ouverte avec les personnes arrêtées et le dossier transféré au tribunal militaire.
Les perquisitions ont été accompagnées, de l'autre côté de la frontière, d'un déploiement des forces armées syriennes sur le versant nord-est, particulièrement dans les zones considérées sensibles, pour empêcher que les auteurs de l'agression ne puissent s'infiltrer en territoire syrien.
Des sources informées citées par al-Markaziya ont relevé que la décision prise par le commandement de l'armée est « définitive et irréversible », à savoir que l'institution militaire poursuivra sa mission jusqu'à mettre la main sur les auteurs du crime. Les sources précisent que l'armée entend véhiculer un message on ne peut plus clair, à savoir qu'elle ne permettra à personne de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité dans le pays, encore moins à l'intégrité physique des soldats de l'armée.
Les sources ont en outre révélé que des contacts politiques sont actuellement en cours avec les familles et les tribus de la Békaa en vue de soustraire l'affaire à l'engrenage des provocations pour lui confiner son caractère uniquement sécuritaire. Une réunion de la tribu Jaafar devrait avoir lieu pour annoncer une position concrète portant sur la possibilité de remettre les personnes recherchées à la justice, en vue d'éviter un éventuel bain de sang.
L'institution militaire est d'autant plus résolue que l'agression dont elle a été victime n'a pas eu lieu lors de combats qui l'ont opposée aux personnes armées, mais il s'agit bel et bien d'une opération de traîtrise, précisent encore les sources. D'où l'insistance à lever la couverture sur les auteurs du crime et à bénéficier d'une décision politique unanime pour arrêter les agresseurs.
Les sources ont indiqué que l'armée réagira par tous les moyens à cette attaque pour préserver son prestige et son moral et donner l'exemple à tous ceux qui seraient tentés à l'avenir de dépasser les lignes rouges, de porter atteinte à l'institution ou de remettre en cause la sécurité nationale et la stabilité du pays. Une épreuve d'autant plus cruciale que l'institution militaire est appelée à se déployer en force et à démontrer son efficacité lors de la prochaine échéance électorale, le 7 juin prochain, ajoute la source.
La situation sécuritaire dans la Békaa a été au centre des préoccupations du chef de l'État, Michel Sleiman, qui a été informé des détails de l'opération par le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi. Les deux hommes ont évoqué la situation sécuritaire générale dans le pays et la nécessité pour l'armée de rester en état d'alerte pour empêcher et prévenir toute éventuelle brèche sécuritaire. Dans les milieux politiques, le mot d'ordre était au soutien à l'armée et à la condamnation unanime des criminels.
Déterminée à aller jusqu'au bout, l'armée libanaise continue de traquer les responsables de l'attaque perpétrée lundi à Rayack contre une patrouille militaire.Hier, les soldats ont élargi leur périmètre d'action qui a porté sur l'ensemble des localités de la Békaa-Nord, depuis la localité de Tamnine, au Hermel, en passant par le jurd de Yammouneh, et une partie du versant ouest de l'Anti-Liban, jusqu'à atteindre certaines localités de la région de l'est de l'Anti-Liban.Des hélicoptères ont été utilisés lors de l'opération pour soutenir les soldats sur le terrain.Au cours de l'opération de ratissage et de perquisitions, les soldats ont arrêté 69 personnes...
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