Rechercher
Rechercher

Culture - Spectacle

L’art de la tchatche, selon Nemr Abou Nassar

Ni politique ni religion. Un seul amour. C'est le credo de Nemr Abou Nassar qui a présenté le premier « Stand Up Comedy Festival de Beyrouth » au BIEL.
Il a fait son entrée dans la cour des grands il y a un an. C'était en avril 2008, il faisait son premier show de stand up au Casino du Liban. Dans la salle même où, quelques mois plus tôt, il officiait en invité-révélation-locale du trio Axis of Evil. Quelque 360 jours plus tard, voilà notre jeune prodige du rire au BIEL, orchestrant le premier Beirut Stand Up Comedy Festival. Et s'offrant même le luxe d'inviter - épaulé par Mix FM et Vanguard Productions - des grosses pointures de la vanne made in USA, comme Godfrey de Chicago, Al Ducharme du Canada, Pete Correale de New York, Mike Batayeh de Detroit.
À l'affiche également, Mazen Abdallah, qui gagne en assurance au fil de ses représentations, et Élias Ghoussoub, un médecin qui s'essaie à l'art du rire. Les deux Libanais ont chauffé un peu l'ambiance en offrant deux introductions avant de laisser les planches aux pros du rire, dont Nemr fait désormais indiscutablement partie.
Assurant le relais entre chaque humoriste, Al Ducharme possède à l'évidence beaucoup plus que du...charme. Il fait preuve d'un talent indéniable. Étonnant même, surtout lorsqu'il se lance dans une diatribe imitant sa femme à l'assaut d'une boutique de bougies parfumées. Ahurissant de justesse lorsqu'il mime des personnages de cinéma (le Gollum de Lord of the Ring et Clint Eastwoood dans The Good, the Bad and the Ugly) avec les effets spéciaux sonores qui vont avec.
Pete Correale, lui, s'est présenté comme un alcoolique et un fumeur patenté. Sa bouteille de bière locale à la main, il a clamé haut et fort vouloir passer le restant de ses jours à Beyrouth pour s'adonner à son occupation favorite.
Le credo de Mike Batayeh ? Ses racines jordaniennes. L'Américain de descendance arabe s'en donne à cœur joie pour pasticher sa mère et ses tantes qui ne pensent qu'à le marier.
Godfrey, pour sa part, s'est gentiment moqué de son père, lui l'américain d'origine africaine. Avec son sourire craquant, le jeune comique pourrait sortir des insanités et rester drôle et « classy ».
Quant à Nemr, le jeune lion de vanne à la libanaise, il a prouvé, une fois de plus, qu'il était à la hauteur de ses ambitions. En maîtrisant l'art du rire, de l'improvisation et surtout en accueillant avec une hospitalité toute libanaise ces mousquetaires venus de divers backgrounds. « No politics, no religion, one love. » Efficace, urbain, talentueux, ce Nemr Abou Nassar. Respect.
Il a fait son entrée dans la cour des grands il y a un an. C'était en avril 2008, il faisait son premier show de stand up au Casino du Liban. Dans la salle même où, quelques mois plus tôt, il officiait en invité-révélation-locale du trio Axis of Evil. Quelque 360 jours plus tard, voilà notre jeune prodige du rire au BIEL, orchestrant le premier Beirut Stand Up Comedy Festival. Et s'offrant même le luxe d'inviter - épaulé par Mix FM et Vanguard Productions - des grosses pointures de la vanne made in USA, comme Godfrey de Chicago, Al Ducharme du Canada, Pete Correale de New York, Mike Batayeh de Detroit.À l'affiche également, Mazen Abdallah, qui gagne en assurance au fil de ses représentations, et Élias Ghoussoub, un médecin...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut