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Liban

Les femmes manifestent pour le droit de transmettre leur nationalité

Des dizaines de Libanaises mariées à des étrangers se sont rassemblées hier dans le centre-ville de Beyrouth pour réclamer le droit de donner la nationalité libanaise à leurs enfants, menaçant de boycotter les prochaines législatives si elles n'obtiennent pas satisfaction. « Les hommes politiques n'auront pas notre vote, la prochaine fois nous serons plus nombreuses, et présentes dans toutes les régions du Liban », ont scandé les manifestantes.
Le rassemblement était organisé par « la Rencontre nationale pour l'élimination de la discrimination envers les femmes », une organisation qui regroupe plusieurs associations de défense des droits de la femme. À deux mois des élections législatives du 7 juin, les manifestantes exigent un amendement à la loi qui interdit aux Libanaises mariées à des étrangers de donner leur nationalité à leurs enfants. On compte 18 000 femmes au Liban mariées à des étrangers, selon les organisateurs.
« Mon mari est né au Liban ainsi que mes enfants, ils sont libanais, ils n'ont rien à voir avec la Palestine et ils n'ont toujours pas la nationalité », a déclaré à l'AFP Bariha Haragi, 39 ans, mère de deux enfants, mariée à un Palestinien. « Je paye mes impôts, je travaille pour faire vivre ma famille et personne ne se rend compte de l'enfer qu'on vit au quotidien », a affirmé de son côté Siham Jabbour, 43 ans, mère de deux enfants, mariée à un Géorgien. « Je passe des heures à la Sûreté générale à chaque fois que je dois renouveler la carte de séjour de mes enfants, dit-elle. L'État libanais m'a punie car j'ai épousé un non-Libanais », ajoute-t-elle.
Depuis de nombreuses années, des associations et des ONG se battent pour faire évoluer la situation, sans succès pour l'instant. Les étrangers sont contraints de renouveler chaque année leur titre de séjour. En outre, certaines catégories d'étrangers n'ont pas le droit de travailler dans de nombreux secteurs au Liban.
Au moment de la manifestation, la représentante de la Rencontre nationale pour l'élimination de la discrimination envers les femmes, Linda Matar, présentait au président du Parlement, Nabih Berry, un mémorandum, demandant l'amendement de la loi sur la nationalité, qui souligne que « est Libanais celui qui naît d'un père libanais ». « Cette loi est en contradiction avec la Constitution libanaise qui consacre l'égalité entre tous les Libanais. Elle est également en contradiction avec la Convention internationale contre toute forme de discrimination envers la femme, signée par le Liban le 24 juillet 1996 », a affirmé Mme Matar.
Des dizaines de Libanaises mariées à des étrangers se sont rassemblées hier dans le centre-ville de Beyrouth pour réclamer le droit de donner la nationalité libanaise à leurs enfants, menaçant de boycotter les prochaines législatives si elles n'obtiennent pas satisfaction. « Les hommes politiques n'auront pas notre vote, la prochaine fois nous serons plus nombreuses, et présentes dans toutes les régions du Liban », ont scandé les manifestantes.Le rassemblement était organisé par « la Rencontre nationale pour l'élimination de la discrimination envers les femmes », une organisation qui regroupe plusieurs associations de défense des droits de la femme. À deux mois des...
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