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Culture

La musique pour sortir de la drogue

C'est une formidable leçon de vie, de courage et de croyance que les membres du Cénacle de la Lumière ont donné ce soir-là en l'église Saint-Élie de Kantari. 
« Oui, il y a une vie après la drogue. Il y a même une musique, des chants et des danses. » C'est le message qu'ont fait parvenir les membres du Cénacle de la Lumière en organisant, dans un parcours sans faute, un spectacle intitulé La passion du Christ.
À travers des hymnes liturgiques, des chants, une belle chorégraphie expressive, des projections vidéo et des témoignages vivants, les volontaires et les ex-toxicomanes membres du Cénacle ont raconté à un auditoire ému jusqu'aux larmes l'ensemble des souffrances et supplices qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus de Nazareth.
Ce propos rempli d'amour et de pardon a été délivré par le ténor Eliya Francis et la soprano Sabine Soueidi, accompagnés de Jack Boutros (basse), Rana Richa (alto), Ziad Assaf (baryton) et d'un chœur composé d'anciens toxicomanes du Cénacle. Épaulés également par les violonistes Jokine Soulban et Jack Estephan, le contrebassiste Roger Antoury. Sans oublier Dori Francis au piano, Élie Yammouni aux percussions et Jad Richa à la guitare.
Avec la participation des danseuses : Cynthia Dariane, Ghady Azar, Razya Frem, Ray Rahmé, Rouba Azar et Soha Frem.
Les anciens toxicomanes du Cénacle sont sortis des ténèbres. Après avoir touché le fond. Et ils ont livré la démonstration qu'une voie exigeante est possible pour se libérer de l'enfer chimique de la substitution.
Leur force ? « Nous travaillons de tout cœur, indique Michel Dibé, un des membres fondateurs du Cénacle. Nous travaillons pour la personne toxicomane qui est parmi nous. Et cette personne nous le rend bien. Ces jeunes, qui ont toujours été des gens timides, blessés, ayant peur de faire face, ont eu le courage de monter devant une salle comble. »
Le Cénacle de la Lumière, fondé en 2006 par des prêtres et un groupe de jeunes volontaires, fonctionne comme une véritable communauté thérapeutique. « La vie en commun se vit dans la simplicité et dans la recherche de la vérité : l'amitié, le partage et la prière aident à surmonter les difficultés d'une vie sans concession, et œuvrent pour une véritable réhabilitation de la personne dans sa dignité », indique Michel Dibé.
À travers cette manifestation, le Cénacle voudrait délivrer un message aux toxicomanes, à leurs parents et à la société. « Aux drogués, nous disons, quoi que vous ayez fait, il y a des gens qui vous aiment. Apprenez à voir l'amour différemment, indique Dibé. Aux parents, nous disons : rappelez-vous quand vous étiez jeunes. Nous sommes tous passés par une marginalisation. Celui qui est sans péché, qu'il jette la première pierre. Et à la société, nous disons, les toxicomanes ont besoin de votre aide, ils n'ont pas besoin d'être jugés ou marginalisés. »
Le Cénacle s'adresse à ceux qui, s'étant égarés dans leur vie, ressentent le besoin de changer et le désir de progresser. « Nous offrons une solution à ceux qui ne s'en sortent plus : leur mode d'existence les a conduits à une situation de marginalisation et d'échec, leurs difficultés et les fuites dans la drogue auxquelles ils ont eu recours dans leur désarroi les ont rendus incapables d'affronter la réalité et de se construire », conclut le jeune homme.
« Oui, il y a une vie après la drogue. Il y a même une musique, des chants et des danses. » C'est le message qu'ont fait parvenir les membres du Cénacle de la Lumière en organisant, dans un parcours sans faute, un spectacle intitulé La passion du Christ.À travers des hymnes liturgiques, des chants, une belle chorégraphie expressive, des projections vidéo et des témoignages vivants, les volontaires et les ex-toxicomanes membres du Cénacle ont raconté à un auditoire ému jusqu'aux larmes l'ensemble des souffrances et supplices qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus de Nazareth.Ce propos rempli d'amour et de pardon a été délivré par le ténor Eliya Francis...
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