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Sport

Chelsea : la potion magique de Hiddink, du physique et de la tactique

Deux mois en poste ont suffi à Guus Hiddink pour rendre à Chelsea, en démonstration mercredi à Liverpool en quarts de finale (1-3), une condition physique et une organisation tactique irréprochables, qui pourraient les mener loin en Ligue des champions.
Le Néerlandais n'en est pas à son premier miracle. Une recette similaire avait offert aux Sud-Coréens une demi-finale historique dans leur Mondial en 2002.
Mais la métamorphose est saisissante entre l'équipe atone, battue sans combattre le 1er février à Anfield (0-2) en championnat d'Angleterre, et celle qui a étouffé les Reds mercredi et n'avait plus dégagé cette impression de puissance et de cohérence depuis l'ère Mourinho.
L'entraîneur de Liverpool, Rafael Benitez, en est resté sonné, battu dans ce qui semblait les points forts de Liverpool : l'organisation et le physique.
Arrêter Steven Gerrard, c'est arrêter Liverpool. Tout le monde le sait, peu ont trouvé la méthode. « L'idée était de ne pas se reposer uniquement sur le travail défensif pour neutraliser (NDLR : Fernando) Torres et Gerrard, mais aussi de les faire transpirer en défense. » Après avoir manqué durant sa longue blessure, Michael Essien, splendide, s'en est chargé.
Les buts de la tête sur corner de Branislav Ivanovic sont aussi sortis du cerveau de Hiddink : « On en avait parlé. On avait vu qu'ils pratiquaient le marquage de zone sur les coups de pied arrêtés, on savait qu'on avait les joueurs pour exploiter ça. »
La qualité technique des Blues, leur capacité à conserver et faire circuler le ballon ont épuisé Liverpool. Après l'ouverture du score des locaux, le milieu londonien a été impérial face à un entrejeu orphelin de l'Argentin Javier Mascherano.
« La force de cette équipe, c'est son physique et ses individualités », relève l'attaquant ivoirien Didier Drogba, retrouvé depuis l'arrivée de Hiddink.
En huitièmes de finale contre la Juventus il y a un mois, Chelsea avait pourtant souffert physiquement. Le prix payé à la gestion « dilettante » de l'ancien entraîneur Luiz Felipe Scolari dans ce secteur.
Mais Hiddink a remis les choses en ordre. L'ailier français Florent Malouda en est un exemple parfait, avec son meilleur match de la saison : « Physiquement, je retrouve de bonnes sensations. »
Pour couronner le tout, Hiddink a transmis son intelligence du jeu à son équipe, qui sait quand ralentir, quand appuyer là où ça fait mal : « Quand vous sentez que l'adversaire peut être blessé quelque part, ce serait stupide de ne pas l'exploiter. Si une équipe sent ça, elle doit y aller. 1-1 aurait été un bon résultat. Mais l'équipe a senti cette "odeur" et est allée chercher le résultat qu'elle méritait. »
Ce match « parfait », dont il a félicité son équipe, est le sien. Son adversaire probable en demi-finale, Pep Guardiola, entraîneur débutant du grand Barça, aura pris note.
Deux mois en poste ont suffi à Guus Hiddink pour rendre à Chelsea, en démonstration mercredi à Liverpool en quarts de finale (1-3), une condition physique et une organisation tactique irréprochables, qui pourraient les mener loin en Ligue des champions.Le Néerlandais n'en est pas à son premier miracle. Une recette similaire avait offert aux Sud-Coréens une demi-finale historique dans leur Mondial en 2002.Mais la métamorphose est saisissante entre l'équipe atone, battue sans combattre le 1er février à Anfield (0-2) en championnat d'Angleterre, et celle qui a étouffé les Reds mercredi et n'avait plus dégagé cette impression de puissance et de cohérence depuis l'ère Mourinho.L'entraîneur de Liverpool, Rafael...
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