selon un communiqué du procureur de l'État obtenu par l'AFP.
Cette campagne vise à "mener des actes d'agression à l'intérieur du pays", poursuit le texte, accusant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah d'avoir désigné des membres du mouvement à cette fin.
La police égyptienne a arrêté 49 personnes dans le cadre de cette affaire, ajoute le procureur, sans précision de date. Le dirigeant de ce groupe est de la famille Chéhab.
A Beyrouth, le Hezbollah s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.
Montasser el-Zayyat, un avocat égyptien qui a souvent défendu des islamistes, a expliqué à l'AFP que des Libanais et des Palestiniens figuraient parmi les personnes arrêtées.
D'après lui, les avocats n'ont pas pu rencontrer leurs clients mais les familles ont fait savoir qu'ils étaient interrogés sur leurs liens présumés avec le Hezbollah.
"D'après ce que nous savons, ils sont accusés de contrebande d'armes via des tunnels et d'avoir répandu l'idéologie du Hezbollah", a-t-il dit, estimant qu'il s'agissait d'une affaire "politique".
"Mon impression est que cette affaire a été montée de toutes pièces par les services de sécurité égyptiens dans un contexte de mauvaises relations entre le Hezbollah et l'Égypte. C'est un moyen de pression", a-t-il affirmé.
Ces personnes sont soupçonnées d'avoir loué des maisons près du canal de Suez afin d'y surveiller les mouvements et d'avoir effectué des reconnaissances de sites touristiques du nord et du sud du Sinaï.
Elles sont également soupçonnées d'avoir loué des maisons dans la partie égyptienne de Rafah, une ville qui s'étend de part et d'autre de la frontière entre l'Égypte et Gaza, territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, pour faire passer des armes à Gaza, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Les suspects sont accusés en outre de "prosélytisme chiite", selon le communiqué du procureur.
L'Égypte accuse l'Iran, très majoritairement chiite et qui soutient le Hezbollah, de vouloir dominer le Moyen-Orient.
L'Iran a rompu ses relations diplomatiques avec l'Égypte en 1980, après la Révolution islamique, pour protester contre la reconnaissance d'Israël par l'Égypte. Depuis, l'Égypte et l'Iran ne disposent plus que de sections d'intérêts dans leurs capitales respectives.
En janvier, en pleine offensive israélienne contre le Hamas, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah s'en était violemment pris à l'Égypte, appelant les Égyptiens à manifester "par millions" pour obtenir l'ouverture du terminal de Rafah et briser le blocus de la bande de Gaza.
Le Caire avait vivement réagi, en l'accusant d'être un d'"agent" de l'Iran.
L'offensive israélienne à Gaza avait fait plus de 1.400 morts, selon des sources palestiniennes.
Cette campagne vise à "mener des actes d'agression à l'intérieur du pays", poursuit le texte, accusant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah d'avoir désigné des membres du mouvement à cette fin.
La police égyptienne a arrêté 49 personnes dans le cadre de cette affaire, ajoute le procureur, sans précision de date. Le dirigeant de ce groupe est de la famille Chéhab.
A Beyrouth, le Hezbollah s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.
Montasser el-Zayyat, un avocat égyptien qui a souvent défendu des islamistes, a expliqué à l'AFP que des Libanais et des Palestiniens figuraient parmi les personnes arrêtées.
D'après lui,...


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