Le président Barack Obama tentera, lors d'une visite lundi et mardi en Turquie, de regagner la pleine confiance de cet allié stratégique dont Washington craint qu'il ne se détourne de l'Ouest, estiment des analystes.
La Turquie espère que ce déplacement permettra de remettre sur les rails des rapports bilatéraux mis à mal par l'opposition turque à la guerre en Irak.
Mais de l'avis des analystes, le président américain a de plus amples idées en tête en arrivant dans un pays dont la situation géographique -- entre Europe, Caucase et Proche Orient -- compte beaucoup aux yeux des Etats-Unis.
"On pense de plus en plus à Washington que les Etats-Unis sont en train de perdre la Turquie", alors que les deux pays divergent sur l'Iran, le Soudan ou le mouvement palestinien Hamas, souligne Soner Cagaptay, de l'Institut de Washington pour les politiques proches-orientales.
La confrontation entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président israélien Shimon Peres, à propos de l'offensive militaire israélienne à Gaza, à Davos (Suisse) en janvier, a fait l'effet d'une sonnette d'alarme.
Autre sujet de divergence, qui devrait être rediscuté ce samedi au sommet de l'Otan: la nomination du nouveau secrétaire général de l'organisation, dont la Turquie est membre.
Vendredi soir, M. Erdogan a demandé à l'Otan de trouver une%2
La Turquie espère que ce déplacement permettra de remettre sur les rails des rapports bilatéraux mis à mal par l'opposition turque à la guerre en Irak.
Mais de l'avis des analystes, le président américain a de plus amples idées en tête en arrivant dans un pays dont la situation géographique -- entre Europe, Caucase et Proche Orient -- compte beaucoup aux yeux des Etats-Unis.
"On pense de plus en plus à Washington que les Etats-Unis sont en train de perdre la Turquie", alors que les deux pays divergent sur l'Iran, le Soudan...

