Après avoir affirmé qu'il aurait souhaité que la campagne électorale se déroule « conformément à l'éthique politique à laquelle nous sommes habitués », M. Fatfat a critiqué « ceux qui veulent à tout prix recourir au mensonge et à la diffamation à travers des médias appartenant au 8 Mars ». Se disant fier d'appartenir au 14 Mars, il a relevé que « certains ont, en revanche, honte de leur appartenance politique et prétendent publiquement seulement être indépendants ». « S'ils le sont réellement, pourquoi ont-ils choisi de faire partie du 8 Mars, de dire merci à la Syrie, de participer aux meetings du Hezbollah, de porter le foulard de ce parti et de refuser de porter le drapeau libanais autour du cou, quelques jours après l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri » ? s'est demandé le député Fatfat avant d'interroger M. Jihad Samad sur le point de savoir pourquoi il n'avait pas protesté contre « l'invasion de Beyrouth et pourquoi il n'a participé à aucun des meetings du 14 Mars pour qu'on puisse dire qu'il est indépendant ».
« Tout comme M. Samad a voulu donner des surnoms à d'autres, nous ferons de même et nous le surnommerons le candidat de Hassan Nasrallah à Denniyé. Je ne pense pas que quelqu'un pourra croire ses mensonges. Personne ne peut être indépendant et avoir ce genre de parcours politique », a-t-il dit, rappelant aussi que l'ancien député avait accusé Rafic Hariri de « traîtrise » peu avant l'assassinat de ce dernier.
Il a notamment reproché à M. Samad d'être apparu sur le plateau de la NBN, « Nabih Berry News, afin de tromper (l'opinion publique), ce qui m'a poussé à réagir et à le confondre, mais pas à travers la NBN, parce que je refuse de traiter avec une chaîne qui appelle à l'assassinat des représentants du peuple ».
M. Fatfat a ensuite indiqué que le programme politique du 14 Mars est destiné à tous les Libanais, soulignant que ces forces « sont impliquées dans une bataille politique engageant le sort du Liban ». Il a insisté sur leur unité et sur la solidarité des listes qu'elles ont formées, avant de rappeler qu'elles avaient « réussi à expulser les Syriens du Liban, à soutenir la Résistance en 2006, à surmonter les assassinats et le terrorisme politique organisé, à préserver la paix civile ainsi que les institutions et à obtenir l'établissement du tribunal international » qui doit juger les assassins de Hariri. M. Fatfat a en outre mis l'accent sur le fait que le tribunal « ne peut pas être considéré comme une arme brandie durant la campagne électorale dans la mesure où sa neutralité et son indépendance sont préservées ».


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