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Moyen Orient et Monde - Dans La Presse

La bibliothèque, refuge pour les sinistrés de la crise

C'est l'un des aspects pour le moins insolite de la crise : aux États-Unis, les bibliothèques font le plein. « Alors que la crise économique s'aggrave et que les services sociaux font les frais des coupes budgétaires, les bibliothèques en viennent à combler un vide pour de plus en plus de gens, particulièrement pour les chercheurs d'emplois et ceux qui traversent une période difficile », peut-on lire dans l'édition de jeudi du New York Times.
Plus qu'un besoin aussi subit qu'effréné de lecture, c'est de calme, d'écoute et de conseils dont les nouveaux rats de bibliothèque ont besoin. Aux bibliothécaires, on ne demande plus simplement les références d'un ouvrage, mais une aide pour écrire un curriculum vitae, voire, plus basiquement, pour remplir une demande de travail, quand on ne sait ni lire ni écrire. Certains profitent également des ordinateurs de la bibliothèque pour découvrir Internet.
Face à ces nouvelles demandes, les bibliothèques tentent de s'adapter. À Arlington Heights, dans l'Illinois, la bibliothèque a mis en place, à côté de son bureau d'accueil, un bureau d'aide à la recherche d'emploi. L'établissement a également recruté des volontaires pour aider à la rédaction de CV, et mis en place un groupe d'entraide et de soutien pour les chômeurs.
Les bibliothécaires, également, sont contraints de s'adapter psychologiquement à leurs nouveaux interlocuteurs. Et l'entreprise n'est pas aisée. « Dans certaines villes, les bibliothécaires doivent gérer des sources de stress qui vont bien au-delà des amendes pour retard et des livres mal rangés. Nombreux sont ceux qui disent ne pas être préparés pour les nouveaux aspects de leur travail, à savoir gérer des clients anxieux et souvent déprimés qui disent ne pas avoir d'autre endroit où aller », souligne le quotidien new-yorkais. « Je ne suis pas vraiment habituée à voir des gens les larmes aux yeux », souligne Rosalie Bork, une bibliothécaire d'Arlington Heights. « Nous voulons vraiment les aider », ajoute-t-elle. Certains des nouveaux clients de la bibliothèque viennent de perdre leur maison. Sans domicile fixe, ils dorment dans leur voiture et finissent leur nuit sur les tables de lecture.
Dans ces conditions, le stress des bibliothécaires est devenu si important que certains établissements ont décidé d'embaucher des conseillers qui apporteront un soutien à leurs employés désormais placés en première ligne face aux sinistrés de la crise.
C'est l'un des aspects pour le moins insolite de la crise : aux États-Unis, les bibliothèques font le plein. « Alors que la crise économique s'aggrave et que les services sociaux font les frais des coupes budgétaires, les bibliothèques en viennent à combler un vide pour de plus en plus de gens, particulièrement pour les chercheurs d'emplois et ceux qui traversent une période difficile », peut-on lire dans l'édition de jeudi du New York Times.Plus qu'un besoin aussi subit qu'effréné de lecture, c'est de calme, d'écoute et de conseils dont les nouveaux rats de bibliothèque ont besoin. Aux bibliothécaires, on ne demande plus simplement les références d'un ouvrage, mais une aide pour écrire un...
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