Q : Que pensez-vous du retour de Gronholm ?
R : « Je suis content de le revoir, déjà personnellement, et pour le rallye c'est bien aussi, même pour une course. Il manque des pilotes comme lui en WRC, mais il manque surtout des constructeurs car c'est une période difficile financièrement, donc il ne reste pas beaucoup de grands noms. Marcus va partir avec un gros numéro et donc une bonne position sur la route, c'est bien pour lui car il va devoir se remettre dans le bain et ce petit avantage va l'aider à retrouver un bon rythme dès le premier jour. Quand je n'ai pas couru pendant quatre mois (fin 2006, à cause d'un bras cassé), reprendre la compétition ne m'avait causé aucun souci. Pour lui, le break a été un peu plus long, il est un peu plus âgé et il a arrêté pour d'autres raisons, mais il est doué et il va sûrement retrouver le feeling rapidement. J'espère qu'il sera capable de revenir en bagarre, mais de là à se battre pour les derniers dixièmes de seconde, on verra... »
Q : Comment abordez-vous ce rallye du Portugal ?
R : « On peut être optimiste par rapport à notre voiture, à notre potentiel, on a gagné les trois premiers rallyes de la saison et on sait que notre voiture marche bien. En plus, on a des nouvelles évolutions ici qui devraient encore nous aider. On a encore un peu optimisé les suspensions, le moteur et la boîte. Ça joue au niveau du poids, de la puissance, du "grip" (adhérence), plutôt que du confort de conduite. Ce sont des petites touches, à tous les niveaux. Au fur et à mesure, c'est important de continuer à développer la voiture. »
Q : Quelle va être votre stratégie ?
R : « C'est le premier rallye 100 % terre de la saison, donc ce sera peut-être un handicap d'ouvrir la route, surtout avec la sécheresse et la poussière. Ça risque d'être plus délicat qu'à Chypre où la première journée se disputait sur asphalte. Il n'y a pas de questions à se poser et pas grand-chose à gérer, car si on est deuxième à trois secondes en fin de journée, on risque de se retrouver premier et obligé de balayer le lendemain (NDLR : parce que les Ford risquent de perdre volontairement du temps, comme elles l'ont déjà fait auparavant). Donc autant essayer de rester en tête avec un peu d'avance. »


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