À l'étranger, M. Netanyahu, qui a formellement pris le pouvoir dans la matinée lors d'une cérémonie à la présidence de l'État, a été accueilli par un concert d'appels en faveur d'un État palestinien (voir par ailleurs). S'exprimant lors de la cérémonie, le chef de l'État, Shimon Peres, l'a aussi exhorté à accepter le principe d'un État palestinien aux côtés d'Israël. « Le gouvernement sortant a accepté la vision de deux États pour deux peuples lancée par l'administration américaine et adoptée par la majorité de la communauté internationale, et votre gouvernement doit s'adapter à cette réalité », a-t-il dit. Le Premier ministre sortant, Ehud Olmert, a invité son successeur à « poursuivre la quête de la paix, car il n'y a pas d'autre chemin pour Israël que de suivre celui qui mène à la paix ». Mais le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a rencontré M. Olmert à plus de 20 reprises depuis la conférence d'Annapolis (États-Unis) pour tenter de parvenir à un accord de paix, a dit ne pas se faire d'illusions. « Benjamin Netanyahu n'a pas accepté la solution des deux États ou les accords déjà signés et ne veut pas arrêter la colonisation. C'est évident », a affirmé M. Abbas à l'agence palestinienne Wafa. « Nous devons dire au monde que cet homme ne croit pas à la paix. Il faut mettre la balle dans le camp du monde entier pour qu'il fasse pression sur lui », a-t-il ajouté. Réagissant aux propos de M. Lieberman sur Annapolis, un proche collaborateur de M. Abbas, Yasser Abed Rabbo, l'a accusé d'être « un obstacle à la paix ». « Rien ne nous oblige à traiter avec un personnage raciste et hostile à la paix comme le ministre israélien des Affaires étrangères Lieberman », a-t-il relevé auprès de l'AFP. « Le gouvernement israélien et la Knesset (Parlement) n'ont jamais adopté Annapolis », avait affirmé M. Lieberman en prenant ses fonctions aux Affaires étrangères. Il a toutefois tenté de rassurer l'Égypte, qu'il a qualifiée de « partenaire important » après l'avoir vivement critiquée par le passé. « Je serais content de visiter l'Égypte et je serais heureux de recevoir (en Israël) les dirigeants égyptiens et (notamment) le ministre des Affaires étrangères » Ahmad Aboul Gheit, a-t-il ajouté.
Enfin, hier soir, la présidence du Conseil israélien a indiqué que M. Netanyahu a été invité à rencontrer « bientôt » le président américain, Barack Obama, et le Premier ministre russe, Vladimir Poutine.

