La délégation du Hamas est composée de 11 personnes, dont Khalil al-Haya. Les factions palestiniennes, dont le Fateh et son rival le Hamas, participent depuis le 10 mars au Caire à des réunions de « réconciliation » en vue de la formation notamment d'un gouvernement « d'entente nationale ». Le Fateh et le Hamas sont en conflit depuis que ce dernier a violemment pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, mettant en déroute les services de sécurité fidèles à M. Abbas. Ce coup de force est survenu après 18 mois de coexistence houleuse au sein de l'Autorité palestinienne entre le Fateh et le Hamas, parti majoritaire au Parlement palestinien. La communauté internationale, notamment les États-Unis et l'Europe, exige que le futur gouvernement palestinien d'union reconnaisse Israël, ce que le Hamas refuse. Un accord paraît ainsi peu probable en raison du fossé qui sépare le Fateh du Hamas, notamment en ce qui concerne les négociations avec Israël. Samir Awadallah, professeur de sciences politiques à l'Université de Birzeit, près de Ramallah, regrette « l'absence de stratégie palestinienne d'action en cas d'un éventuel arrêt des négociations sous Benjamin Netanyahu ». Selon lui, les dirigeants palestiniens doivent envisager un recours à « la résistance populaire, pas nécessairement armée ». « La résistance est la conséquence naturelle de l'occupation, il n'en a jamais été autrement dans l'histoire », a-t-il souligné.
Moyen Orient et Monde - Conflit Interpalestinien
Le Fateh et le Hamas renouent aujourd’hui le dialogue au Caire
OLJ / le 01 avril 2009 à 00h57
La délégation du Hamas est composée de 11 personnes, dont Khalil al-Haya. Les factions palestiniennes, dont le Fateh et son rival le Hamas, participent depuis le 10 mars au Caire à des réunions de « réconciliation » en vue de la formation notamment d'un gouvernement « d'entente nationale ». Le Fateh et le Hamas sont en conflit depuis que ce dernier a violemment pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007, mettant en déroute les services de sécurité fidèles à M. Abbas. Ce coup de force est survenu après 18 mois de coexistence houleuse au sein de l'Autorité palestinienne entre le Fateh et le Hamas, parti majoritaire au Parlement palestinien. La communauté internationale, notamment les États-Unis et l'Europe, exige que le futur gouvernement palestinien d'union reconnaisse Israël, ce que le Hamas refuse. Un accord paraît ainsi peu probable en raison du fossé qui sépare le Fateh du Hamas, notamment en ce qui concerne les négociations avec Israël. Samir Awadallah, professeur de sciences politiques à l'Université de Birzeit, près de Ramallah, regrette « l'absence de stratégie palestinienne d'action en cas d'un éventuel arrêt des négociations sous Benjamin Netanyahu ». Selon lui, les dirigeants palestiniens doivent envisager un recours à « la résistance populaire, pas nécessairement armée ». « La résistance est la conséquence naturelle de l'occupation, il n'en a jamais été autrement dans l'histoire », a-t-il souligné.


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