Après la soirée de samedi, on y voit plus clair dans le groupe 7. La Roumanie a sans doute lâché prise (5e avec 4 points) en perdant à domicile contre la Serbie, leader inattendu avec 12 points. La France s'est remise dans le bon sens (3e avec 7 points) et peut passer devant la Lituanie (2e avec 9 points) en cas de victoire mercredi au Stade de France pour le « retour ». Le Serbie-France du 9 septembre pourrait donc tout décider dans ce groupe, entre qualification directe ou possibilité de barrages pour les Bleus, qui comptent un match en retard par rapport aux Lituaniens et aux Serbes. À l'aller, la France s'était imposée 2 à 1 au Stade de France contre la Serbie. Mais le plus important sera de finir le travail mercredi contre la Lituanie.
Reverra-t-on Luyindula mercredi ?
Difficile de savoir avec un Raymond Domenech capable de toutes les audaces. En l'absence d'Anelka qui a déclaré forfait, il est clair qu'il faut quelqu'un à droite très actif si on met Ribéry à gauche (ce qui lui a réussi à Kaunas avec le superbe but de la victoire) et Henry en pointe, ce dernier ayant d'ailleurs tendance à repiquer vers le côté gauche. Luyindula, qui n'avait plus fréquenté la sélection depuis le 13 octobre 2004, s'est montré plein de bonne volonté, mais était évidemment en manque de repères. Mais le plus gênant pour le joueur du PSG (5 sélections, 29 ans) est qu'il n'a pas « tué » le match, en ratant notamment un duel avec le gardien lituanien à la 52e minute.
Où va Benzema ?
En dix mois, sa perte de vitesse est déroutante. Alors qu'il avait été choisi pour être le fer de lance de l'attaque bleue à l'Euro 2008, il est complètement passé à côté de son premier gros tournoi international. Depuis, l'équipe de France s'est reconstruite et stabilisée autour d'un 4-2-3-1 dont il a été exclu petit à petit avec l'émergence de Gourcuff, le positionnement d'Henry à gauche (sauf samedi soir) et un Anelka en pointe. Alors que Kaunas était l'occasion idéale pour se relancer en l'absence d'Anelka, le joueur de l'OL de 21 ans (21 sélections, 5 buts) a été relégué sur le banc à la surprise générale par la titularisation de Luyindula. Il lui faudra montrer un autre visage à Lyon, où il est à la peine en ce moment, pour espérer devenir indiscutable chez les Bleus. Les deux confrontations contre le Barça en 8e de finale de la Ligue des champions, point d'orgue a priori de sa saison, n'ont pas plaidé en sa faveur. À l'aller, l'attaquant, trop gourmand, avait « oublié » de servir Makoun, ce qui a rendu fou de colère Cris. Au retour, il n'a pas été décisif, ne pouvant empêcher l'élimination lyonnaise.
Une nouvelle donne en défense ?
Squillaci, préféré à Mexès dans l'axe aux côtés de Gallas, a marqué des points avec sa présence dans les duels aériens. Mais que se passera-t-il quand Abidal et Escudé, actuellement blessé, capables de jouer tous deux dans l'axe et sur un côté, reviendront ? Boumsong, apprécié par Domenech et lui aussi indisponible, reste également en réserve pour un poste dans l'axe. Pour l'heure, un quatuor type à l'arrière, comme l'ancienne ligne Sagnol-Gallas-Thuram-Abidal, indéboulonnable jusqu'au fiasco de l'Euro, a du mal à se dégager.


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