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L'absence de Moubarak à Doha compromet la réconciliation interarabe

Les pays arabes ont tenu samedi à Doha une réunion préparatoire de leur sommet prévu lundi mais que le président égyptien Hosni Moubarak a décidé de bouder

malgré les efforts pour surmonter les dissensions, aggravées lors de la guerre à Gaza.

Au total, 15 des 22 membres de la Ligue arabe devront être représentés par leurs chefs d'État à Doha, dont le Syrien Bachar al-Assad, arrivé le premier dans la capitale qatarie, selon un responsable.

En outre, l'incertitude entoure une participation du président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

Admettant la persistance de divergences, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a estimé à l'ouverture de la réunion ministérielle préparatoire qu'"il faudrait les gérer dans le cadre d'un mécanisme à convenir", sans plus de détails.

M. Mouallem, dont le pays vient de reprendre les contacts avec Ryad et le Caire après une période de tension, a reconnu qu'il y avait encore à faire en vue d'une réconciliation. "Nous sommes sur la bonne voie, mais ce n'est qu'un début avec l'espoir de réaliser une réconciliation interarabe globale".

"Nous devons être à la hauteur de nos responsabilités et oeuvrer pour un resserrement des rangs", a renchéri le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem el-Thani.

Cheikh Hamad a averti que les peuples arabes "attendent que nos paroles soient suivies d'actes".

Il semble faire allusion à l'absence de M. Moubarak, dont le pays est un poids-lourd de la région et qui avait participé à deux mini-sommets à Koweït et à Ryad pour favoriser une réconciliation.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit ne participe pas non plus à la réunion préparatoire. "L'Égypte sera représentée au sommet par le ministre des Affaires juridiques et parlementaire Moufid Chehab", a-t-il déclaré au Caire.

Des sources diplomatiques au Caire ont expliqué que l'Égypte reproche au Qatar ses "positions anti-égyptiennes, tout particulièrement durant l'offensive israélienne" à Gaza (27 décembre-18 janvier).

Le Qatar et la Syrie appuient les islamistes du Hamas qui contrôlent Gaza, alors que l'Égypte et l'Arabie saoudite soutiennent le Fateh du président Mahmoud Abbas.

Le sommet arabe doit aussi se prononcer sur l'avenir du plan de paix arabe proposant depuis 2002 à Israël une normalisation en échange notamment de son retrait des territoires arabes occupés en 1967.

Israël a relevé des "aspects positifs" dans ce plan, d'inspiration saoudienne, mais ne l'a pas formellement accepté.

Dans un projet de résolution à soumettre au sommet, les chefs de diplomatie ont averti que ce plan "qui est aujourd'hui sur la table, ne le sera pas pour longtemps", ajoutant que "l'engagement arabe à (le) maintenir est tributaire de son acceptation par Israël".

malgré les efforts pour surmonter les dissensions, aggravées lors de la guerre à Gaza.
Au total, 15 des 22 membres de la Ligue arabe devront être représentés par leurs chefs d'État à Doha, dont le Syrien Bachar al-Assad, arrivé le premier dans la capitale qatarie, selon un responsable.
En outre, l'incertitude entoure une participation du président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile.
Admettant la persistance de divergences, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a estimé à l'ouverture de la réunion ministérielle préparatoire qu'"il...