« Avereno dadanay, avereno Ravalo » (« Faites revenir le père, faites revenir Ravalomanana »), a scandé la foule dans une ambiance festive. « TGV illégal » (surnom de Rajoelina pour son caractère fonceur), « Non à la transition », lançaient les manifestants, au nombre de 8 000 selon les organisateurs. La manifestation s'est tenue dans une partie du parc d'Ambohijatovo (centre d'Antananarivo), qui avait été baptisée le 17 janvier « place de la Démocratie » par M. Rajoelina, alors chef de l'opposition, pour dénoncer l'interdiction de manifester sous la présidence de M. Ravalomanana. Environ 3 000 manifestants s'y étaient déjà rassemblés samedi pour protester contre la prise de pouvoir du maire d'Antananarivo. « Nous estimons que l'accession (au pouvoir) d'Andry Rajoelina est illégale et la communauté internationale est d'accord avec nous », a déclaré à l'AFP Andrianatoandro Raharinaivo, porte-parole du parti TIM de M. Ravalomanana, et qui s'est présenté comme porte-parole de ce mouvement. « On commence par 8 000 personnes et on arrivera à 50 000. On va poursuivre notre mobilisation, c'est une question de rapport de forces », a ajouté ce député. Le rassemblement s'est ensuite dispersé et les organisateurs ont appelé la foule à se rassembler à nouveau aujourd'hui. Ce mouvement de contestation de M. Rajoelina se met en place alors que la communauté internationale a condamné son accession au pouvoir. L'Union africaine et de nombreux pays bailleurs de fonds ont réclamé au nouveau pouvoir de prendre des mesures pour revenir à l'ordre constitutionnel.
Moyen Orient et Monde - Madagascar
L’opposition à Rajoelina s’organise
OLJ / le 24 mars 2009 à 01h26
« Avereno dadanay, avereno Ravalo » (« Faites revenir le père, faites revenir Ravalomanana »), a scandé la foule dans une ambiance festive. « TGV illégal » (surnom de Rajoelina pour son caractère fonceur), « Non à la transition », lançaient les manifestants, au nombre de 8 000 selon les organisateurs. La manifestation s'est tenue dans une partie du parc d'Ambohijatovo (centre d'Antananarivo), qui avait été baptisée le 17 janvier « place de la Démocratie » par M. Rajoelina, alors chef de l'opposition, pour dénoncer l'interdiction de manifester sous la présidence de M. Ravalomanana. Environ 3 000 manifestants s'y étaient déjà rassemblés samedi pour protester contre la prise de pouvoir du maire d'Antananarivo. « Nous estimons que l'accession (au pouvoir) d'Andry Rajoelina est illégale et la communauté internationale est d'accord avec nous », a déclaré à l'AFP Andrianatoandro Raharinaivo, porte-parole du parti TIM de M. Ravalomanana, et qui s'est présenté comme porte-parole de ce mouvement. « On commence par 8 000 personnes et on arrivera à 50 000. On va poursuivre notre mobilisation, c'est une question de rapport de forces », a ajouté ce député. Le rassemblement s'est ensuite dispersé et les organisateurs ont appelé la foule à se rassembler à nouveau aujourd'hui. Ce mouvement de contestation de M. Rajoelina se met en place alors que la communauté internationale a condamné son accession au pouvoir. L'Union africaine et de nombreux pays bailleurs de fonds ont réclamé au nouveau pouvoir de prendre des mesures pour revenir à l'ordre constitutionnel.

