Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Première visite d’un président turc en Irak depuis plus de 30 ans

Le président turc, Abdullah Gül, effectue une visite historique à Bagdad.
Le président irakien Jalal Talabani a lancé hier un ultimatum aux séparatistes kurdes du PKK, leur ordonnant de déposer les armes ou de quitter l'Irak lors d'une visite historique à Bagdad de son homologue turc Abdullah Gül.
« Le PKK a deux choix : déposer les armes ou quitter l'Irak », a déclaré M. Talabani. « Il faut que le PKK se lance dans la vie politique et parlementaire au lieu de se servir de ses armes, car l'utilisation des armes fait du tort aux Kurdes et aux Irakiens », a estimé le président irakien, lui-même kurde. « La Constitution irakienne interdit les groupes armés, le PKK comme les autres, et actuellement nous travaillons avec cet objectif par le biais du comité tripartite » turco-américano-irakien, a ajouté le chef de l'État irakien après des entretiens avec M. Gül.
L'Irak, les États-Unis et la Turquie avaient créé en novembre 2008 un comité conjoint pour combattre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur le territoire irakien à proximité de la frontière avec la Turquie.
« Il y a une nouvelle réalité, c'est que les terroristes sont dans le nord de l'Irak. Il est temps d'en finir avec ces problèmes parce qu'ils entravent les relations entre nos deux pays », a déclaré M. Gül. « Il faut interdire cette catastrophe », a ajouté M. Gül, en référence au PKK. « Il faut des actions communes et totales pour éliminer le terrorisme », a-t-il martelé, soulignant qu'à ses yeux, la responsabilité en incombait aux « responsables des régions où sont implantés ces terroristes », soit les autorités du Kurdistan irakien.
Ankara accuse les Kurdes irakiens, qui jouissent d'un statut d'autonomie vis-à-vis de Bagdad, de tolérer, voire d'aider le PKK. Mais les relations bilatérales se sont améliorées récemment, et les autorités kurdes d'Irak ont manifesté la volonté d'aider la Turquie à lutter contre le PKK. Des centaines de militants du PKK sont installés dans les montagnes du Kurdistan irakien, d'où ils font des incursions en territoire turc. De son côté, l'aviation turque mène régulièrement des raids contre ces bases.
Abdullah Gül est arrivé hier matin à Bagdad pour la première visite d'un chef de l'État turc en plus de 30 ans en Irak. MM. Gül et Talabani avaient prévu de discuter du PKK, de la question de l'eau et des relations économiques. La construction par les autorités turques de barrages sur le Tigre et l'Euphrate réduit considérablement leur débit en Irak. Les responsables turcs et irakiens ont également évoqué les échanges commerciaux entre l'Irak et la Turquie, actuellement de 5 milliards de dollars par an. L'objectif est de passer à terme à 20 milliards de dollars. M. Gül doit quitter Bagdad aujourd'hui.
D'autre part, au moins 25 personnes ont été tuées et 50 autres blessées hier dans un attentat-suicide perpétré au milieu d'une cérémonie de condoléances au nord-est de Bagdad. Le kamikaze s'est avancé au milieu des personnes présentant leurs condoléances à un chef communiste kurde qui venait de perdre son père et a fait détoner sa ceinture d'explosifs. On ignore si ce chef communiste a péri dans l'attentat. Plus tôt, au moins huit personnes ont été tuées et 16 blessées dans un attentat perpétré à l'ouest de Bagdad. L'attentat s'est produit près d'Abou Ghraib.

Le président irakien Jalal Talabani a lancé hier un ultimatum aux séparatistes kurdes du PKK, leur ordonnant de déposer les armes ou de quitter l'Irak lors d'une visite historique à Bagdad de son homologue turc Abdullah Gül.« Le PKK a deux choix : déposer les armes ou quitter l'Irak », a déclaré M. Talabani. « Il faut que le PKK se lance dans la vie politique et parlementaire au lieu de se servir de ses armes, car l'utilisation des armes fait du tort aux Kurdes et aux Irakiens », a estimé le président irakien, lui-même kurde. « La Constitution irakienne interdit les groupes armés, le PKK comme les autres, et actuellement nous travaillons avec cet objectif par le biais du comité...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut