M. Raad a déclaré que les forces au sein de l'opposition s'entendent tellement bien qu'elles se comprennent sans même se consulter. « C'est pourquoi, a-t-il ajouté, l'ennemi israélien nous craint et ne sait pas jusqu'à maintenant si nous possédons ou non des armes de défense antiaériennes ». Il a aussi relevé le fait qu'aujourd'hui, c'est la course à qui veut dialoguer avec le Hezbollah avant les autres, ce qui confirme, selon lui, la justesse des choix de la Résistance. Il a toutefois ajouté qu'il faut que ces options se concrétisent à travers une grande mobilisation des électeurs. « Le taux de participation aux élections doit être élevé, même s'il s'agit de voter contre nous. Nous n'intervenons pas dans le choix des électeurs, mais c'est à eux de définir les orientations fondamentales du pays », a-t-il dit.
Raad a également affirmé que l'enjeu de la bataille électorale est un enjeu de participation et il a rappelé que les circonstances et les intérêts des grands États changent. Mais toutes leurs positions sont dictées par le respect de la force. C'est pourquoi, selon lui, tant que la Résistance est forte, elle impose aux autres de la respecter. « Si les Américains dialoguent aujourd'hui, c'est parce qu'ils y ont été contraints. Mais ces ouvertures ne doivent pas nous pousser à nous sentir rassurés et à cesser d'être vigilants », a-t-il déclaré.
De son côté, le député du bloc de la Résistance, Hussein Hajj Hassan, a estimé, dans un rassemblement à Baalbeck, que nul ne peut éliminer l'autre de la scène, au Liban, et que ce pays est condamné à adopter un mode de gouvernement consensuel. « Nous voulons des élections qui favorisent la participation de toutes les parties au pouvoir, alors que le camp du 14 Mars préfère le défi et l'exclusion. Mais c'est notre logique qui l'emportera car c'est ainsi que le Liban survivra à toutes les épreuves, par la participation et l'entente », a-t-il affirmé.

