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Moyen Orient et Monde - Israël

Barak effectue un nouveau pas vers le cabinet Netanyahu

Le numéro un du Parti travailliste israélien Ehud Barak a désigné hier une équipe pour négocier une entrée dans le futur cabinet du leader de la droite Benjamin Netanyahu, sans attendre le feu vert de son parti. L'équipe est chargée de conclure avant demain un accord de participation au gouvernement avec le parti Likoud de M. Netanyahu pour qu'il soit présenté devant le congrès du parti.
Des députés travaillistes opposés à cette participation ont dénoncé cette mesure, affirmant qu'elle visait à mettre leur parti devant un « fait accompli ». Ministre de la Défense du gouvernement sortant, M. Barak exhorte depuis quelques jours sa formation à reconsidérer une proposition pour faire partie d'un gouvernement de droite, dans lequel il compte conserver son portefeuille. Il affirme que « l'intérêt supérieur de l'État » devrait pousser les travaillistes à entrer dans un gouvernement Netanyahu pour « faire contrepoids à l'extrême droite ».
Le congrès travailliste, composé de 1 460 membres, est très divisé sur la question. Il doit trancher demain lors d'une session extraordinaire, les opposants à la participation accusant M. Barak d'agir par intérêt personnel et de miner la crédibilité du parti.
Parallèlement, des proches de M. Netanyahu ont rencontré des responsables égyptiens pour les rassurer sur une éventuelle nomination de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman aux Affaires étrangères, selon un communiqué publié hier. Selon les médias israéliens, l'Égypte, en signe de protestation, avait menacé de boycotter les cérémonies prévues mercredi en Israël pour le 30e anniversaire de la signature de l'accord de paix entre l'État hébreu et l'Égypte. Mais au Caire, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, a précisé que l'ambassadeur à Tel-Aviv, Yasser Reda, participerait à la célébration. M. Lieberman avait provoqué une polémique avec l'Égypte en affirmant en octobre dernier que le président Hosni Moubarak pouvait « aller au diable » en raison de son refus d'effectuer une visite officielle en Israël. Le président Shimon Peres et le Premier ministre sortant Ehud Olmert avaient condamné ces attaques verbales.
De son côté, l'ambassade d'Égypte en Israël a relevé que Le Caire ne « s'immisçait dans les affaires intérieures d'aucun pays » et noté que l'ambassadeur avait « exprimé ses regrets pour toutes les tentatives visant à impliquer l'Égypte » dans celles d'Israël.
Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a estimé que tout prochain gouvernement en Israël devrait accepter « clairement » la solution de deux États pour prouver son sérieux dans la poursuite du processus de paix. « Tout nouveau gouvernement en Israël doit affirmer son sérieux dans la poursuite du chemin de la paix, en acceptant l'ensemble des engagements auxquels nous sommes parvenus dans le passé » avec les précédents cabinets, a-t-il déclaré.

Le numéro un du Parti travailliste israélien Ehud Barak a désigné hier une équipe pour négocier une entrée dans le futur cabinet du leader de la droite Benjamin Netanyahu, sans attendre le feu vert de son parti. L'équipe est chargée de conclure avant demain un accord de participation au gouvernement avec le parti Likoud de M. Netanyahu pour qu'il soit présenté devant le congrès du parti.Des députés travaillistes opposés à cette participation ont dénoncé cette mesure, affirmant qu'elle visait à mettre leur parti devant un « fait accompli ». Ministre de la Défense du gouvernement sortant, M. Barak exhorte depuis quelques jours sa formation à reconsidérer une...
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